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mercredi 28 septembre 2011

Lettre d'Hugo CHAVEZ au Secrétaire général de l'ONU. "La Palestine vaincraé

Son Excellence
M. Ban Ki-Moon
Secrétaire général
Organisation des Nations Unies
 
 
Monsieur le Secrétaire général ;
Honorables représentants des peuples du monde,
 
 
Je m’adresse à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, à cette grande tribune où sont représentés tous les peuples de la Terre, pour réaffirmeraujourd’hui et en ce lieu l’appui total du Venezuela à la reconnaissance de l’État de Palestine, au droit de la Palestine de se convertir en un État libre, souverain et indépendant. Il s’agit là d’un acte de justice historique envers un peuple qui porte en soi, depuis toujours, toute la douleur et toute la souffrance du monde,
 
Le grand philosophe français Gilles Deleuze a dit, empruntant l’accent de la vérité, dans son ouvrage mémorable La grandeur de Yasser Arafat : La cause palestinienne est avant tout l’ensemble des injustices que ce peuple a subies et ne cesse de subir.Elle est aussi – oserai-je ajouter – une volonté de résistance permanente etirreductible qui est d’ores et déjà inscrite dans la mémoire héroïque de la condition humaine. Une volonté de résistance quijaillit du plus profond amour pour la terre. Mahmoud Darwish, cette voix infinie de la Palestine possible, nous parle depuis le sentiment et la conscience de cet amour :
 
Qu’avons-nous besoin du souvenir
le Carmel est en nous
et sur nos paupières pousse l’herbe de Galilée
Ne dis pas : Que ne courrions-nous pas comme un fleuve pour le rejoindre
Nous sommes dans la chair de notre pays
Il est en nous
 
Contre ceux qui soutiennent à tort que ce que le peuple palestinien a souffert n’est pas un génocide, Deleuze soutient avec une lucidité implacable : D’un bout à l’autre, il s’agira de faire comme si le peuple palestinien, non seulement ne devait plus être, mais n’avait jamais été. C’est là  - comment dire ? – le degré zéro du génocide : décréter qu’un peuple n’existe pas ; lui nier le droit à l’existence.
 
À ce sujet, saluons la raison du grand écrivain espagnol Juan Goytisolo lorsqu’il affirme catégoriquement : La promesse biblique de la terre de Judée et de Samarie aux tribus d’Israël n’est pas un contrat de propriété entériné par-devant notaire qui autorise à expulser de leur terre ceux qui y sont nés et qui y vivent. Aussi la solution du conflit du Moyen-Orient passe-t-elle forcément par la justice à rendre au peuple palestinien : telle est la seule voie si l’on veut conquérir la paix.
 
Nous souffrons et nous indignons en constantant que ceux qui ont subi l’un des pires génocides de l'Histoire se sont convertis en bourreaux du peuple palestinien ; nous souffrons et nous indignons en constatant que le legs de l’Holocauste est la Nakba. Et il est simplement indignant de constater que le sionisme continue de recourir au chantage de l’antisémitisme contre ceux qui s’opposent à ses sévices et à ses crimes. Israël a instrumentalisé et instrumentalise d’une façon éhontée et vile la mémoire des victimes. Et il le fait pour pouvoir agir en toute impunité contre la Palestine. Il va sans dire, au passage, que l’antisémitisme est une plaie occidentale, européenne, dont les Arabes ne sont pas partie prenante. De plus, n’oublions pas que c’est le peuple sémite palestinien qui souffre de l’épuration ethnique pratiquée par l’État colonialiste israélien.
 
Qu’on me comprenne bien : une chose est de refuser l’antisémitisme, et une autre, très différente, est d’accepter passivement que la barbarie sioniste impose au peuple palestinien un régime d’apartheid. D’un point de vue éthique, quiconque refuse la première doit condamner la seconde.
 
Qu’il me soit permise une digression nécessaire : il est franchement abusif de confondre sionisme et judaïsme ; nombre d’intellectuels juifs, tels Albert Einstein etErich Fromm, se sont chargés de nous le rappeler au fil du temps. Et, aujourd’hui, de plus en plus de citoyens conscientsau sein même d’Israël, s’opposentouvertement au sionisme et à ses pratiques terroristes et criminelles.
 
Il faut le dire clairement : le sionisme, comme vision du monde, est foncièrement raciste. Ces affirmations de Golda Meir, d’un cynisme atterrant, en sont une preuve criante : Comment pourrions-nous rendre les territoires occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre ! Ce que l’on appelle les Palestiniens n’existe pas. Ce n’était pas comme s’il y avait eu un peuple en Palestine qui se considérait comme le peuple palestinien, et que nous étions venus, les avions jetés et leur avions pris leur pays. Ils n’éxistaient pas.
 
Rappelons-nous : c’est dès la fin du XIXesiècle que le sionisme a parlé du retour du peuple juif en Palestine et de la création d’un État national qui lui soit propre. Cette prise de position s’imbriquait parfaitement dans le colonialisme français et britannique, comme il ferait ensuite dans l’impérialisme yankee. L’Occident a, depuis toujours, appuyé et encouragé l’occupation sioniste de la Palestine par la voie militaire.
 
Lisez et relisez donc ce document qui estconnu historiquement comme laDéclaration de Balfour de 1917 : le gouvernement britannique s’arrogeait la faculté de promettre aux juifs un foyer national en Palestine, en dénigrantdélibérément la présence et la volonté de ses habitants. Et rappelons que chrétiens et musulmans ont vécu en paix, des siècles durant, en Terre sainte jusqu’à ce que le sionisme ait entrepris de la revendiquer comme sa propriété entière et exclusive.
 
Rappelons encore que, dès la deuxième décennie du XXe siècle, le sionisme, profitant de l’occupation coloniale de la Palestine par la Grande-Bretagne, a commencé à développer son projet expansionniste. Et qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le peuple palestinien verrait sa tragédie empirer par son expulsion à la fois de son territoire et de l’Histoire. La résolution 181 des Nations Unies – ignominieuse et illégale – recommanda en 1947 la partition de la Palestine en un État juif, en un État arabe et en une zone sous contrôle international (Jérusalem et Bethléem), concédant ainsi – quelle honte ! – 56%du territoire au sionisme pour qu’il y constitue son État. Cette Résolution violait de fait le droit international et bafouait d’une manière flagrante la volonté des grandes majorités arabes : le droit des peuples à l’autodétermination devenait lettre morte.
 
De 1948 à nos jours, l’État sioniste a poursuivi sa stratégie criminelle contre le peuple palestinien. Pour ce faire, il a toujours pu compter sur un allié inconditionnel : les États-Unis d’Amérique. Et cette inconditionnalité se traduit par un fait bien concret : c’est Israël qui oriente et fixe la politique internationale étasunienne au Moyen-Orient. Edward Saïd, cette grande conscience palestinienne et universelle, soutenait avec force raison que tout accord de paix qui se construirait sur l’alliance avec les USA, loin d’amenuiser le pouvoir du sionisme, le conforterait.
 
Toutefois, contrairement à ce qu’Israël et les États-Unis prétendent faire croire au monde à travers les multinationales de la communication et de l’information, ce quiest arrivé et continue d’arriver en Palestine n’est pas – disons-le avec Saïd– un conflit religieux : c’est un conflit politique marqué du sceau du colonialisme et de l’impérialisme ; ce n’est pas un conflit millénaire : c’est un conflit contemporain ; ce n’est pas un conflit qui est né au Moyen-Orient : c’est un conflit qui est né en Europe.
 
Quel était et quel est encore le nœud du conflit ? Le fait qu’on privilégie dans les discussions et les analyses la sécurité d’Israël, jamais celle de la Palestine. L’histoire récente le corrobore : il suffit de rappeler la nouvelle équipée génocidaire déclenchée à Gaza par Israël à travers l’opération Plomb fondu.
 
La sécurité de la Palestine ne peut se réduire à la simple reconnaissance d’unauto-gouvernement limité et d’unauto-contrôle policier dans ses « enclaves » de la rive ouest du Jourdain et de la bande de Gaza, tout en ignorant non seulement la création de l’État palestinien dans les frontières antérieures à 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, les droits de ses nationaux et le droit de son peuple à l’autodétermination, mais encore le droit à la compensation et le droit au retour de la moitié de la population palestinienne dispersée dans le monde entier, comme le stipule la Résolution 194.
 
Il n’est pas croyable qu’un pays, Israël, qui doit son existence à une résolution de l’Assemblée générale puisse mépriser à ce point les résolutions émanant des Nations Unies ! Voilà ce que dénonçait le père Miguel D’Escoto quand il réclamait la fin du massacre de la population de Gaza fin 2008 et début 2009.
 
Monsieur le Secrétaire général ;
Honorables représentants des peuples du monde,
 
On ne saurait ignorer la crise des Nations Unies. Nous avons soutenu, en 2005, devant cette même Assemblée générale, que le modèle des Nations Unies était épuisé. Le fait que le débat sur la question de Palestine ait été ajourné et qu’on soit en train de le saboter ouvertement en est une nouvelle confirmation.
 
Washington ne cesse de répéter depuis plusieurs jours qu’il opposera son veto, au Conseil de sécurité, à ce qui sera une résolution majoritaire de l’Assemblée générale : à la reconnaissance de la Palestine comme membre de plein droit de l’ONU. Nous avons d’ores et déjà déploré, aux côtés des nations sœurs qui constituent l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), dans la Déclaration de reconnaissance de l’État de Palestine, qu’une aspiration si juste soit bloquée par ce biais. L’Empire, nous le savons tous, prétend dans ce cas comme dans d’autres imposer un deux-poids-deux-mesures dans l’arène internationale : c’est là la double morale yankee qui, tout en violant le droit international en Libye, permet à Israël de faire ce qu’il lui chante, devenant ainsi le principal complice du génocide que la barbarie sioniste commet contre les Palestiniens. Je rappelle une phrase de Saïd qui met bien le doigt sur la plaie :compte tenu des intérêts d’Israël aux États-Unis, la politique de ce pays au Moyen-Orient est donc israélocentriste.
 
Je voudrais conclure en faisant entendre la voix de Mahmoud Darwish dans sonmémorable poème Sur cette terre :
 
Il y a sur cette terre ce qui mérite de vivre
il y a sur cette terre,
le commencement des commencements,
la fin des fins.
On l’appelait Palestine et on l’appelle désormais Palestine.
Madame, je mérite, parce que vous êtes ma dame,
je mérite de vivre.

Elle continuera de s’appeler la Palestine. La Palestine vivra et vaincra ! Vive la Palestine libre, souveraine et indépendante !
 
 
Hugo Chávez Frías
Président de la République bolivarienne du Venezuela

mardi 19 juillet 2011

Les passagers de la flottille doivent être libérés et autorisés à se rendre à Gaza

On apprend tout juste que les 16 passagers du Dignité al Karama, ont été capturés par l'armée israélienne. La même armée avait quelques minutes plus tôt, brouillé les communications via le satellite.

Nous exigeons que les autorités françaises interviennent le plus vite possible afin de les faire libérer.

Nous souhaitons avoir des nouvelles rapidement de nos camarades, et que ces derniers soient autorisés, enfin, à briser l'insupportable blocus imposé par Israël sur la bande de Gaza.

mardi 5 juillet 2011

Le blocus est enfin brisé !

Communiqué de presse Madjid MESSAOUDENE
Conseiller municipal de Saint-Denis

Le blocus est enfin brisé ! On ne peut que se réjouir d’apprendre que Le bateau français "Dignité-Al Karama" se dirige vers Gaza et a enfin brisé le blocus israélien soutenu par les autorités grecques.

Cette solidarité internationale ne pliera devant aucune pression ni aucune menace.

Il faut saluer les instigateurs de cette magnifique flottille Le Droit est du côte de celles et ceux qui se battent pour les Droits des Palestiniens à recouvrer leur liberté, liberté volée par les gouvernements israéliens successifs, soutenus implicitement par les puis puissantes diplomaties de ce monde.

Le blocus doit cesser, et la France doit œuvrer à la reconnaissance de l’État palestinien conformément aux résolutions de l’ONU et aux aspirations légitimes de ce peuple maintenu sous la plus terrible des occupations par les différents gouvernements israéliens qui de ce fait se sont rendus coupables des pires violations de ce même Droit.

Soyons nombreux au rassemblement en soutien à la Flottille qui aura lieu demain 6 juillet à 18h métro Franklin Roosevelt

jeudi 27 janvier 2011

Ma lettre à Gad ELMALEH, publiée sur www.lemonde.fr

Israël, ce n’est pas les Bahamas.

Cher Gad,

Il est arrivé que tu me fasses rire. Vraiment. Plusieurs fois. Si, si je te jure, avec mon frangin Hamid, il m'est arrivé d'être plié en quatre, de rire à n'en plus finir sur tes spectacles. Quand je repense par exemple au sketch avec Jamel, « la barre de faire tout ». Mais là, tu n'es plus très drôle.

Français, d’origine marocaine et de confession juive, tu as toujours su revendiquer avec humour ce métissage.

Aussi, quand on t’interroge sur Israël et la Palestine, tu l'ouvres moins. Je reconnais que ce n’est pas un sujet facile, surtout quand tant d'autres comme toi, semblent le méconnaître profondément.

Car, je pense, cher Gad, que tu ne vois ce « conflit » que par le prisme de ce que l’on veut bien te donner à voir. Israël ne se résume pas seulement à ses plages et aux mœurs libérales de Tel Aviv. Israël rime aussi avec colonies, occupation, massacres, blocus, humiliations… Je continue ?

Tout ça pour dire que j’ai failli réserver une place pour ton spectacle. J'avais même demandé à un groupe d'amis de m'accompagner. Et puis, quand je me suis rendu compte que tu allais jouer à Jérusalem, « ce lieu Saint parmi les lieux Saints », j'ai changé d'avis. Pour moi et les défenseurs de la Paix, Jérusalem, c’est surtout l’annexion en 1967 de la vieille ville, la spoliation quotidienne des Palestiniens de l’Est, la colonisation rampante, le tramway de l’apartheid...

Alors, je te demande si ça ne te dérange pas d’aller jouer là-bas comme si de rien n’était.... Dans un pays qui bafoue allègrement de nombreuses résolutions de l'ONU. Es-tu seulement allé une fois du côté palestinien ? As-tu déjà vu un camp de réfugiés ? As-tu déjà subi l’humiliation des checkpoints ? T’a-t-on narré les destructions d’oliviers centenaires ? As-tu seulement discuté avec des Palestiniens, ou des résistants israéliens ?

En fait, le business d'abord. Pas vrai ? Tout ce qui t’importe à toi et à Gilbert Coulier ton producteur, c'est de remplir les salles. Coûte que coûte.

Peu importe si tu vas te produire dans un pays hors la loi internationale. Peu importe que par ta présence, tu encourages ce gouvernement à continuer, puisque tu te produis à Jérusalem, comme tu irais à Londres ou Montpellier.

Je te propose un truc. Juste un : tu annules ta représentation, et tu m’accompagnes, mes amis et moi en avril, à la rencontre de ceux qui font l’Histoire et l’espoir dans cette partie du monde.

Ainsi, quand tu retourneras à Jérusalem, tu pourras y porter un message, fort, puissant, empreint de paix, de justice, de solidarité.

samedi 22 janvier 2011

Tunisia and co

Tout d'abord saluer le courage du peuple tunisien, dont Mohamed BOUAZIZI qui a déjà son portrait placardé dans toute la Tunisie et au-delà.

Ensuite, je ne peux m’empêcher de penser que tout ceci est un immense gâchis dans cette dictature, où le nombre de policiers par habitants était au moins 10 fois supérieur à celui de la France, ce qui ne l’a nullement empêchée par la voix de MAM de proposer son savoir faire en matière de bavures.

Hier, elle s’est fait « embaboucher »  à Gaza par la foule palestinienne, elle non plus, pas dupe du deux poids deux mesures français.

On ne peut qu’en vouloir aux dirigeants occidentaux qui dans leur attitude néocoloniale ont fermé les yeux pendant trop longtemps pour de sombres raisons, qui aujourd’hui apparaissent on ne peut plus claires aux visages cramés du monde.

Pour parler de La France, droite et gauche ont encensé Ben Ali et son régime, en appelant à suivre cet exemple notamment dans le Maghreb. Droite et gauche confondus ont passé sous silence les exactions de ce régime qui s’est assis sur les libertés les plus élémentaires. Les images de Sarkozy et DSK ont de quoi faire enrager le démocrate lambda.

Aujourd’hui, enfin, la parole est libérée. Mais on peut évidemment se demander comment ceux qui par leur silence se sont rendus complices du tortionnaire Tunisie, peuvent aujourd’hui avoir le culot de rester au pouvoir sans même avoir la dignité de laisser le pouvoir aux vrais opposants.

Les médias ne doivent pas décerner de certificats de bons et mauvais opposants. Je veux dire par exemple que le responsable du PCOT  n’est que peu présent dans les médias, par rapport à d’autres comme Marzouki. Ce sont les tunisiens qui doivent choisir leur avenir, et pas les médias occidentaux qui doivent faire l’élection.

Je suis curieux de voir quelles seront les réactions demain des différentes chancelleries quand elles iront voir d’autres illustres amis, démocrates éclairés, comme Mohammed 6, Khadafi, Moubarak, Bouteflika, pour ne citer qu’eux, dont le silence à part la bêtise légendaire de Khadafi, n’a d’égal que leur niveau de corruption tant ils sont tout aussi despotiques que leur ex collègue. Tous ont interdit les rassemblements de soutien aux tunisiens.

Je note qu’ailleurs la situation, sans être analogue, comporte des similitudes, et un point commun fondamental : l’exaspération face à ces dictatures et ces spoliations des richesses au détriment de familles et de clans

Pour finir je souhaite que le PS continue à faire le ménage, commencé bien tardivement, en demandant que soient exclus tout les partis dits « socialistes » et faisant partie de l’Internationale Socialiste…

 

lundi 10 janvier 2011

ALGERIE, TUNISIE, les mêmes maux, dont la jeunesse est l'un des remèdes

Une trentaine de morts au moins dus aux chiens de garde des États algérien et tunisien. Des "Républiques" en piteux États...

On nous serine que les jeunes manifestent parce-que le pain et l'eau sont chers. Prendre les algériens ou les tunisiens pour des demeurés est décidément une constante chez beaucoup de comment t'as tort...

Ce qui se joue dans ces pays, est le juste retour de bâton pour des gouvernants qui n'ont eu de cesse de trahir et mentir aux peuples qu'ils prétendent représenter et servir.

Ils ne se cachent même même plus pour se gaver. En plus de réserver le plus triste des sorts à leur peuple, tout en ménageant leurs castes, ils les privent des libertés les plus élémentaires.

Cela fait un moment que la révolte gronde, en Algérie notamment. Et la Kabylie, n'est pas l'unique foyer ce cette colère.

Ce qui est ahurissant, c'est la propension de Sarkozy et des autres d'ailleurs, notamment "à gauche" à ne pas la ramener.

Les discours de félicitations sont déjà prêts pour les prochaines réélections des Ben Ali, Boutef et autres imposteurs.

Il est proprement insultant pour les peuples algérien et tunisien de constater l'entier soutien de la France à ces dictatures autoproclamées 'républicaines".

Qu'aurait dit Sarkozy si on avait tiré à balles réelles au Vénézuela, ou en Bolivie ? Hein Nico ? Là tu l'aurais ramené ta petite tronche pour nous dire que ces régimes sont tyranniques.

Saut qu'eux, un peu comme toi - hélas - , ont été légitimement élus. Et toi, pour qui jamais de ma vie je ne voterai, toi, tu cautionnes l'installation de tortionnaires comme Ben Ali et de Présidents d'opérettes comme Boutef, pieds et mains liés par l'armée, sans oublier sa Majesté Mohamed 6

Pour tout cela, cher gouverne-ment français, je te hais cordialement.

mercredi 20 octobre 2010

PALESTINE.... ISRAEL...... DEUX POIDS.....

Ah la la la la la..... Ils sont tellement prévisibles nos dirigeants. Ils continuent d'être très sélectifs quand il s'agit des sujets sur lesquels le Président va monter au créneau.

Ainsi, mobilisation générale sur l'antisémitisme : "Paris souhaite que la Ligue arabe se mobilise sur le problème des chaînes de télévision qui diffusent de la "propagande antisémite" au Moyen-Orient, mais aussi à destination de l'Europe, par voie satellitaire, a déclaré mercredi un haut diplomate français au Caire."

Dont acte, je vomis sur la judéphobie.

Par contre, rien, pas de le début du commencement d'un embryon de réaction sur la mesure raciste voulue par le gouvernement israélien.

L'idée est de contraindre tous ceux qui vont acquérir la nationalité israélienne a prêter allégeance à l'État juif et démocratique d'Israël. Défense de rire.

Rien que ça pour un pays qui compte 20 % d'arabes israéliens qui, c'est de notoriété publique, sont déjà victimes de discriminations d'État.

Accepter ce serment, c'est accepter de facto que les juifs soient la seule communauté reconnue, et donc légitime à avoir des droits...

C'est une provocation dangereuse est évidemment un gage donné au fasciste Lieberman, souvent invité à Paris, alors qu'on devrait le traiter comme ce qu'il est... un paria.

Ce projet vise tout simplement à dire aux palestiniens israéliens : vous n'êtes pas chez vous en Israël. En somme un remake de ce que les anciens ont subi en 1948...

Donc aucune condamnation de Sarkouchner. Et pourquoi condamneraient-ils  ? On mange si bien au diner annuel du CRIF.

mardi 24 août 2010

Lettre à l'Ambassadeur de Norvège

A lire ici ou à télécharger .............Ici.         



Madjid MESSAOUDENE
Conseiller municipal
Mairie de Saint-Denis
 Place Victor Hugo
93200 Saint-Denis

                                                                                                                                                                        Saint-Denis, le 24 août 2010

Votre Excellence,

 C’est avec un immense plaisir que je vous écris ces quelques lignes. Je tiens en effet à vous faire part de ma pleine et entière satisfaction devant la récente décision prise par le fonds de pension public (fonds souverain) norvégien.

Comme vous le savez, ce dernier a décidé d’écarter deux groupes israéliens dont l’activité en territoire palestinien, et donc la contribution à l’entreprise illégale d’occupation, est connue de tous. Je me félicite d’une telle décision politique, pleine de sens.

En effet, la Norvège est un des rares pays dont la position est restée ferme, juste et courageuse. Elle se résume notamment à une condamnation claire et sans ambigüité de l’occupation de la Palestine par Israël. Votre courage politique vous honore, vous ainsi que votre peuple, et rappelle malheureusement la lâcheté de bon nombre de dirigeants de par le monde, à commencer par les dirigeants français et européens.


Soyez assuré qu’une telle position réconforte non seulement les palestiniens, mais aussi tout le mouvement de soutien à leur lutte légitime pour l’établissement d’un État viable. Je vous prie de recevoir, Votre Excellence, mes plus respectueuses salutations.



Madjid MESSAOUDENE
Conseiller municipal
Saint-Denis

mardi 15 juin 2010

A PROPOS DES RESSORTISSANTS FRANCAIS EN DIFFICULTE A L'ETRANGER. LETTRE AU PRESIDENT EN SOUTIEN A SALAH HAMOURI

 

Monsieur le Président de la République

Palais de l’Élysée

Paris

 

 

Monsieur le Président,

 

Vous n’êtes pas sans savoir qu’un ressortissant français est toujours détenu illégalement à l’étranger.

J’ai adhéré à vos propos le jour où vous avez dit que vous iriez chercher tous les ressortissants français en difficulté hors du territoire national.

L’énergie que vous avez dépensée pour trouver une solution aux cas de Florence CASSEZ, Clothilde REISS, ou encore Ingrid BETANCOURT vous honore. Dans un passé pas si éloigné vous receviez encore les proches de Gilad SHALIT pour leur témoigner toute votre amitié et votre soutien.

Je dois tout de même avouer que persiste une ombre au tableau. Vous ne faites strictement rien (ou presque rien ce qui revient au même) pour Salah HAMOURI.

Ce jeune Français de 25 ans attend de vous les mêmes égards que ceux que vous avez eus avec les personnes citées plus haut.

Salah mérite au moins les mêmes efforts, politiques et diplomatiques, seuls garants d’une égalité de traitement de tous les citoyens.

Vous vous dites attaché à l’égalité, ou à l’équité, mot que vous lui préférez. Je vous demande donc de recevoir les parents de Salah HAMOURI, comme vous l’avez fait pour tous les autres avant.

Je vais même vous y aider. Denise HAMOURI sera en France dès le 22 juin. Je suis certain que vous ne manquerez pas cette occasion de lui témoigner toute votre solidarité et vos efforts pour obtenir la libération immédiate de Salah dont vous n’ignorez pas les circonstances pour le moins iniques qui ont entouré son arrestation et son procès.

 

Recevez, Monsieur le Président de tous les Français, mes salutations distinguées.

 

 

Madjid MESSAOUDENE
Conseiller municipal de Saint-Denis

 

mardi 8 juin 2010

SOYONS TOUS DES PORTEURS D'EAU

La Fondation France Libertés à lancé samedi dernier la campagne des porteurs d'eau. Cette campagne est très importante et marque une étape décisive dans le combat contre la marchandisation de l'eau.

Le combat pour une eau 100 % publique, entendre une gestion directe de cette ressource, se heurte non seulement à une résistance des grands groupes privés, mais aussi à celle d' élus, toutes tendances confondues, qui pour des raisons que je m'efforce d'ignorer, s'opposent à une réappropriation publique et sociale de ce bien commun de l'Humanité.

C'est le bon sens que de dire que l'eau doit être gérée sans qu'aucun bénéfice ne puisse être fait sur sa gestion, et la seule solution passe par une gestion 100 % publique.

Je me félicite que la ville de Saint Denis, dont je suis l'un des représentants élus, ait adhéré à cette campagne.

En devenant porteurs d'eau, nous devenons des acteurs réels pour le retour en régie de ce droit essentiel.

lundi 31 mai 2010

LE GOUVERNEMENT D'ISRAEL MONTRE UNE NOUVELLE FOIS SON VRAI VISAGE : HAINE ET VIOLENCE

Le gouvernement israélien se livre une nouvelle fois à un massacre en règle.

 

Le gouvernement israélien montre une nouvelle fois son vrai visage, fait de violence et de haine.

Pendant que les dirigeants israéliens parlent de paix tous azimuts dans leurs bureaux et à l’étranger, ils envoient leur armée tuer des innocents. On l’a vu à Gaza, et on l’a encore vu hier soir, quand ils ont violemment pris d’assaut un bateau humanitaire parti de Chypre et qui tentait de briser le blocus illégitime sur Gaza.

Au moins 10 personnes ont péri sous les balles israéliennes. 10 personnes au moins qui ne voulaient qu’une chose, aider les gazaouis à survivre. Donner l’assaut ne pouvait que laisser augurer de telles atrocités.

Évidemment, Israël tentera de se justifier, mais l’impunité totale dont jouit cet État n’a que trop duré et est une insulte pour toutes celles et ceux qui se battent pour la liberté et le respect des Droits fondamentaux.

J’exige que le gouvernement français condamne avec la plus grande fermeté cet acte de sauvagerie perpétré par le gouvernement israélien et réaffirme mon entière solidarité avec la lutte légitime du peuple palestinien colonisé.

mercredi 7 avril 2010

ISRAEL TURQUIE. LE CLASH EN TROIS ACTES. UN DELICE

Tout ceci pendant que DELANOE signait un pacte d'amitié et de coopération" avec son homologue de Tel-Aviv.... Paris et Tel-Aviv signent un "pacte d'amitié et de coopération"


Israël "principale menace pour la paix" au Proche-Orient (Premier ministre
AFP | 07.04.10 | 12h16

Ajoute citations sur le nucléaire iranien /// PARIS, 7 avr 2010 (AFP) - Israël représente actuellement la "principale menace pour la paix" au Proche-Orient, a estimé mercredi le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'une visite à Paris, alors que les relations israélo-turques connaissent de vives tensions. "C'est Israël qui est la principale menace pour la paix régionale", a-t-il déclaré à quelques journalistes, avant un déjeuner de travail avec le président Nicolas Sarkozy. La Turquie est traditionnellement le principal allié d'Israël dans le monde musulman. Mais les relations entre les deux pays se sont détériorées depuis la guerre à Gaza fin 2008 et début 2009. "Si un pays fait usage d'une force disproportionnée, en Palestine, à Gaza, utilise des bombes au phosphore, nous n'allons pas dire +bravo+. Nous lui demandons comment il peut agir de la sorte", a-t-il affirmé. "Il y a eu une attaque qui a fait 1.500 morts (à Gaza) et les motifs invoqués sont des mensonges", a-t-il ajouté. "Goldstone est juif et son rapport est clair", a-t-il poursuivi, en référence au rapport demandé par l'ONU au juge sud-africain Richard Goldstone, qui a accusé Israël mais aussi des groupes palestiniens d'avoir commis des crimes de guerre pendant l'opération "Plomb durci" de l'armée israélienne à Gaza. "Ce n'est pas parce que nous sommes musulmans que nous avons cette approche. Notre approche est humanitaire", a encore dit Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre issu du parti islamo-conservateur AKP. Il s'exprimait en turc et ses propos étaient traduits en français. Le Premier ministre turc a également évoqué les capacités nucléaires d'Israël, que l'Etat juif n'a jamais formellement reconnues, et établi un lien avec le dossier du nucléaire iranien. M. Erdogan a estimé que la non-adhésion d'Israël au Traité de non-prolifération (TNP) nucléaire ne devait pas l'exempter de rendre des comptes à la communauté internationale. Le dirigeant turc a réitéré son hostilité à de nouvelles sanctions internationales contre l'Iran, soupçonné par les occidentaux de vouloir se doter de l'arme atomique, sous couvert d'un programme civil. "Jusqu'à présent, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a parlé de probabilités et pas de certitudes" sur les visées militaires du programme iranien, a-t-il dit.


Le ton monte de nouveau entre Israël et la Turquie
AFP | 07.04.10 | 15h07

Ajoute déclaration de Netanyahu /// JERUSALEM, 7 avr 2010 (AFP) - Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a condamné mercredi les "attaques" répétées de la Turquie, après les déclarations du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan selon lesquelles Israël représente la "principale menace pour la paix" au Proche-Orient. "Nous sommes intéressés à entretenir de bonnes relations avec la Turquie et je regrette qu'Erdogan choisisse tout le temps d'attaquer Israël", a déploré M. Netanyahu lors d'une conférence de presse à l'occasion de sa première année au pouvoir. "C'est une répétition regrettable qui à mon avis ne sert pas les intérêts de la stabilité, ni de l'amélioration des relations dans notre région", a-t-il estimé. En visite à Paris, M. Erdogan a critiqué mercredi Israël avec virulence: "Si un pays fait usage d'une force disproportionnée, en Palestine, à Gaza, utilise des bombes au phosphore, nous n'allons pas dire +bravo+. Nous lui demandons comment il peut agir de la sorte", a-t-il dit. "Il y a eu une attaque qui a fait 1.500 morts (à Gaza) et les motifs invoqués sont des mensonges", a ajouté le Premier ministre turc. La tension a réapparu ces derniers jours entre les deux pays --un temps amis-- lorsque la Turquie a condamné des déclarations attribuées au chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, comparant Recep Tayyip Erdogan à des dirigeants controversés comme le Libyen Mouammar Kadhafi et le Vénézuélien Hugo Chavez. "Nous condamnons avec fermeté et rejetons les déclarations sans fondement, déplorables et dépassant les limites prononcées par (...) Avigdor Lieberman et diffusées par la presse israélienne au sujet de notre Premier ministre", avait affirmé dans un communiqué le ministère turc des Affaires étrangères. Une grave crise diplomatique avait éclaté en janvier dernier après l'humiliation de l'ambassadeur de Turquie à Tel-Aviv, Oguz Celikkol, convoqué au ministère israélien des Affaires étrangères qui voulait protester contre la diffusion par une télévision turque d'un feuilleton jugé antisémite par Israël. La Turquie, pays musulman mais laïque, a longtemps fait figure d'allié régional d'Israël, après la signature en 1996 d'un accord de coopération militaire, au grand dam des pays arabes et de l'Iran. Mais leurs relations se sont nettement dégradées après l'offensive israélienne sur Gaza fin 2008/début 2009. Israël et la Turquie ont néanmoins décidé de poursuivre leur coopération militaire. Israël a récemment livré six drones de surveillance de type Heron à la Turquie. Quatre autres doivent lui être remis d'ici à la fin avril dans le cadre d'un contrat total de 185 millions de dollars, selon les médias israéliens.


Erdogan balaie les critiques d'Israël, qui ne se remet "jamais en cause"
AFP | 07.04.10 | 17h15

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a balayé mercredi à Paris les critiques israéliennes, formulées après sa violente attaque contre l'Etat juif, estimant que ce dernier ne se remettait "jamais en cause". "Il n'y a aucune déclaration à laquelle ils n'ont pas réagi, ils ne se sont jamais remis en cause jusqu'à maintenant, il n'y a pas une seule journée au monde où il n'estiment pas avoir raison", a-t-il dit à des journalistes, en marge d'une réunion avec des patrons, organisée par le Mouvement des entreprises de France (Médef). Dans la matinée, le Premier ministre turc, en visite à Paris, a affirmé qu'Israël était "la principale menace pour la paix régionale" au Proche-Orient. Revevant sur la guerre à Gaza, fin 2008 et début 2009, il a ajouté que cette opération militaire israélienne était fondée sur "des mensonges". M. Erdogan s'exprimait en turc, et ses propos étaient traduits en français. "Nous sommes intéressés à entretenir de bonnes relations avec la Turquie et je regrette qu'Erdogan choisisse tout le temps d'attaquer Israël", a immédiatement déploré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "C'est une répétition regrettable qui à mon avis ne sert pas les intérêts de la stabilité, ni de l'amélioration des relations dans notre région", a-t-il ajouté.


mercredi 31 mars 2010

"'Boycott, désinvestissement, sanctions', une campagne pour la justice", par Ivar Ekeland, Annick Coupé, Nahla Chahal et Michèle Sibony


Pour la Campagne Boycott désinvestissement Sanctions (BDS) à l'égard d'Israël, l'heure est semble-t-il en France à la criminalisation et aux attaques diffamatoires. La tribune publiée par Me Michaël Ghnassia sur Le Monde.frdu 24 mars n'en est qu'un exemple. La rhétorique déployée par ce dernier renvoie un geste citoyen pour obtenir l'application du droit international, le boycott, à une "hérésie morale". Le boycott a pourtant une histoire en forme d'arme des sans-armes, que Me Ghnassia semble bien oublier : boycott des bus de Montgomery en 1955 à l'appel de Martin Luther King, boycott de l'Afrique du Sud contre l'apartheid à la fin des années 1970… A une échelle plus modeste, en janvier 2001, des ouvriers de Calais et Ris-Orangis menacés de licenciements appelaient à boycotter leur propre compagnie, Danone.
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Aujourd'hui, la Campagne internationale BDS, dont des dizaines d'associations, de syndicats et de partis politiques sont signataires, relaie l'appel de la société civile palestinienne lancé en 2005, enjoignant aux "hommes et femmes de conscience du monde entier [d']imposer de larges boycotts et [de] mettre en application des initiatives de retrait d'investissements contre Israël tels que ceux appliqués à l'Afrique du Sud à l'époque de l'apartheid". Un appel repris depuis en France et dans le monde, et qui s'inscrit d'abord dans un contexte politique dont Me Ghnassia ne saurait ignorer les derniers développements les plus tragiques : lorsqu'Israël proclame il y a trois semaines la construction de 1 600 logements supplémentaires à Jérusalem-Est, continuant ainsi à coloniser et à expulser des familles palestiniennes, il s'agit d'une violation totale de la résolution onusienne 242. Le rapport de la commission Goldstone, accusant Israël de "crimes de guerre" et de possibles "crimes contre l'humanité" lors de la guerre contre Gaza en janvier 2009, et qui a fait plus de 1 400 morts palestiniens, a été adopté par le Conseil des droits de l'homme et l'Assemblée générale de l'ONU, sans que pourtant rien ne soit fait par les grandes institutions internationales pour mettre fin au blocus imposé à l'ensemble de la bande de Gaza.

Or toute l'essence et l'éthique de la Campagne BDS se situe à ce point précis : à l'heure où ni la communauté internationale, ni l'Union européenne et encore moins la France, ne jouent leurs rôles dans l'application des résolutions internationales votées par l'ONU, il s'agit bien de construire un mouvement citoyen, "par le bas", exerçant des pressions économiques et politiques sur Israël afin qu'il applique les résolutions votées par les Nations unies. C'est cela, la Campagne BDS, et rien que cela : l'exigence du droit, et de tout le droit, à l'heure où les puissances internationales abandonnent justement ces "sans-droits" que sont aujourd'hui les Palestiniens.

Michaël Ghnassia écrit à juste titre que "la justice des hommes s'est construite sur ce principe de la responsabilité individuelle, qui est aujourd'hui un droit fondamental à valeur constitutionnelle, consacré par la Déclaration des droits de l'homme et l'ensemble des conventions internationales". Or c'est justement à cette notion de responsabilité individuelle que nous appelons. Responsabilité individuelle de citoyens, qui s'interrogent sur les Accords d'associations entre Israël et l'Union européenne qui ne valent, comme l'indique leur article 2, que si Israël "respecte les droits de l'homme". Responsabilité de consommateurs également : lorsque l'entreprise israélienne Agrexco/Carmel, exportant fleurs, fruits et légumes, compte s'installer dans le port de Sète, nous sommes en droit de dénoncer le fait que cette entreprise exporte 70 % des productions des colonies israéliennes installées dans les territoires de Cisjordanie (en toute illégalité, selon les normes du droit international), et de refuser d'en consommer les produits.

Me Michaël Ghnassia écrit encore que "l'objet de cette campagne-propagande n'a finalement pour but que de réduire une nation, composée d'individus aux opinions et aux engagements aussi différents que ceux qui peuvent exister en France, en un unique ennemi désincarné et sans humanité : l''Israélien' ou le 'sioniste'". Or, faut-il aussi le rappeler, la campagne de boycott, de désinvestissement et de sanctions, lancée à l'initiative d'acteurs politiques, syndicaux et associatifs palestiniens, a été reprise et soutenue en Israël même par des mouvements pacifistes et anticolonialistes israéliens, qui, comme la Coalition des femmes pour la paix alimente depuis quelques années un site nommé "A qui profite l'occupation" (Who Profit from the Occupation?), permet de cibler les entreprises israéliennes et étrangères impliquées dans la colonisation. C'est cela qu'omet de dire Me Michaël Ghnassia : la Campagne BDS n'a justement aucune couleur confessionnelle. Elle s'étend de la société civile palestinienne aux mouvements anticolonialistes israéliens, des syndicats britanniques au Conseil des étudiants de Berkeley (Californie) demandant à leur université de se désinvestir de sociétés américaines impliquées dans la fabrication d'armes israéliennes. C'est peut-être ce caractère pluriel, internationalisé et antiraciste de la Campagne BDS qui fait peur aujourd'hui à un gouvernement israélien dans lequel l'extrême droite tient plusieurs ministères, dont celui des affaires étrangères. Et qui explique le déferlement de dénégations et de mensonges à l'encontre d'une campagne internationale de boycott n'ayant qu'un seul objectif reconnu : l'application du droit.

Signataires :

Ivar Ekeland est ancien président de l'université Paris-Dauphine et président de l'Aurdip (Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine),

Annick Coupé est porte-parole de Solidaires,

Nahla Chahal est coordinatrice de la Campagne civile pour la protection du peuple palestinien,

Michèle Sibony est co-présidente de l'Union juive française pour la paix,

tous sont membres de la Campagne BDS France.

vendredi 19 mars 2010

LE CONSEIL MUNICIPAL DE SAINT DENIS EXIGE LA LIBERATION DE SALAH HAMOURI A L'UNANIMITE

Le vœu présenté hier a donc été voté à l'unanimité.

La municipalité :

-          exprime son entière solidarité à Salah Hamouri ainsi qu’à sa famille.

-          soutient les demandes du Maire, Didier Paillard, auprès du Ministre des Affaires étrangères et de Patrick Braouezec, député, Président de   Plaine Commune, auprès du Gouvernement, d’intervenir au plus vite en sa faveur,

-          demande que la famille de Salah Hamouri soit reçue par le Président de la République,

-          souhaite que ce dernier intervienne auprès du Président israélien afin que ce dernier crée les conditions de libération de Salah Hamouri.

Voici le rapport que j'ai présenté ainsi que mon intervention.

mercredi 3 mars 2010

Dans la série Israel veut la paix...

Ils ne sont plus à une provo près après tout.

Sans déconner, cet Etat se permet tout, d'ailleurs pourquoi ne le feraient-ils pas face à des lâches comme Sarko et Obama qui se pissent dessus quand le faucon israélien éternue ?

Dernière provoc en date ? Lisez plutôt ceci.

samedi 28 novembre 2009

LE VENEZUELA AFFIRME DAVANTAGE SON SOUTIEN AUX PALESTINIENS

Après avoir rompu ses relations diplomatiques avec Israel en janvier dernier, soit en pleine agression israélienne à Gaza; CHAVEZ annonce qu'il va prochainement nommé un ambassadeur en Cisjordanie occupée.

D'aucuns diront que CHAVEZ l'antisémite, ami du Président iranien, ne rend pas service à ABBAS etc...

En attendant, trop rares sont les Etats qui osent critiquer ouvertement l'État d'Israël, et rien que pour ça, on se doit de souligner cet acte politique fort en regardant comment ces relations se traduisent dans le futur.

Si d'autres États avaient ce courage, on n'en serait pas là, hein SARKOUCHNER et RAOULT ?

lundi 2 novembre 2009

Lettre au Président de la République. L'ambassade de France en Israël n'est pas la tribune politique de l'ambassadeur.

Voici la lettre que j'ai faxée à la Présidence de la République ce matin.
Je l'ai envoyée par courriel à M. BIGOT.

Bonne lecture

mardi 11 août 2009

Le nouveau comité central du Fatah

Voici, selon des résultats provisoires qui restent à confirmer, la composition, largement renouvelée, du comité central du Fatah. Sur les 18 sièges à pourvoir, on compte 14 nouveaux titulaires. Mahmoud Abbas, qui a été réélu la semaine dernière à main levée à la présidence du comité, doit désigner lui-même quatre autres titulaires, dont au moins une femme et un chrétien. * Abou Maher Ghneïm - Compagnon de route du fondateur Yasser Arafat dès les années 1960, aujourd'hui âgé de 72 ans, il a été réélu avec 1.367 voix. * Mahmoud al Aloul - Nouvellement élu avec 1.091 voix, cet ancien dirigeant en exil du Fatah a été ultérieurement gouverneur de Naplouse. * Marouane Barghouti - Nouvellement élu avec 1.061 voix, ancien leader de la seconde intifada, il est, à 50 ans, la figure emblématique de la jeune génération. Il purge une peine de prison à vie en Israël, où il est tenu pour le chef des Brigades des martyrs d'Al Aksa. Il avait été considéré comme un possible successeur d'Arafat. On le voit aussi succéder à Abbas, mais il faudrait pour cela qu'il soit libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers, ce qui n'est pas exclu. * Nasser al Kidoua - Nouvellement élu avec 964 voix. Neveu d'Arafat et ancien représentant de l'OLP aux Nations unies et ancien ministre des Affaires étrangères. Considéré comme un modéré, il est âgé de 50 ans. * Salim al Zanoun - Réélu avec 920 voix. * Taoufik al Tiraoui - Ancien responsable du Renseignement en Cisjordanie jusqu'à la fin 2008. Ce sexagénaire, proche allié d'Abbas, est nouvellement élu avec 911 voix. Il s'est acquis l'hostilité du Hamas pour avoir réprimé ses militants en Cisjordanie après le coup de force du mouvement islamiste à Gaza en juin 2007. * Djibril Radjoub - Nouvellement élu avec 908. Ancien chef de la Sécurité préventive en Cisjordanie du temps de Yasser Arafat. Il avait démissionné en 2002 à la suite d'un désaccord avec ce dernier. Agé de 56 ans, il est considéré comme proche d'Abbas. * Saëb Erekat - Cet ancien universitaire et incontournable négociateur de la paix avec Israël, fait son entrée au comité central avec 863 voix. Ancien confident d'Arafat et désormais d'Abbas, ce modéré est âgé de 54 ans. * Osmane Abou Gharbieh - Nouvellement élu avec 854 voix, il a présidé ces huits derniers jours le premier congrès du Fatah en territoire occupé. * Mohamed Dahlan - Elu pour la première fois avec 853 voix. Ancien chef de la Sécurité préventive à Gaza, haï du Hamas pour avoir réprimé sous les ordres d'Arafat les militants islamistes en 1996, ce Gazaoui est âgé de 48 ans. Il a été ministre de la Sécurité intérieure sous la présidence d'Abbas. On lui reproche la défaite militaire du Fatah face au mouvement islamiste en juin 2007 à Gaza, mais on lui prête encore un grand avenir. * Mohamed al Madani - Nouvellement élu avec 811 voix. Ancien gouverneur de Bethléem. * Sultan Abou al Eneïn - Ce nouvel élu, qui a recueilli 755 voix, dirige le Fatah dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban. Il est désormais le seul membre du comité central à être basé hors des territoires palestiniens. * Djamal Mouheissen - Le gouverneur de Naplouse fait son entrée au comité central avec 731 voix. * Hussein al Cheikh - Fonctionnaire de l'Autorité palestinienne, nouvellement élu avec 726 voix. * Azzam al Ahmed - Parlementaire du Fatah, élu avec 690 voix. * Nabil Chaath - Réélu avec 644 voix, ce vétéran du Fatah est aussi un négociateur chevronné de la paix avec Israël. * Abbas Zaki - Membre de longue date du comité central, il a été réélu avec 641 voix. Mohamed Chtaïeh - Ministre du logement et des Travaux publics, il fait son entrée au comité central avec 638 voix.

jeudi 14 mai 2009

LIEBERMAN LE NEGATIONNISTE

On connaissait les types du genre FAURISSON, des êtres abjectes qui vont jusqu'à nier les crimes atroces de la période nazie notamment.

Le souci, c'est que l'abjecte a son triste pendant.

En effet, LIEBERMAN, celui qui souhaite expulser les arabes, ou encore qui disait qu'il fallait lancer l'arme nucléaire à Gaza, ce Ministre, ouvertement raciste et habitant une colonie de Cisjordanie, a décidé de proposer une loi visant à nier la Nakba. A nier l'Histoire, les faits. A nier ce qui a provoqué cet exil forcé et aujourd'hui ces millions de réfugiés.

Il veut en effet interdire aux arabes israéliens, qui représentent, excusez du peu, 20 % de la population d'Israël, de célébrer l'expulsion massive de centaines de milliers de palestiniens par les forces armées israéliennes.

Ils cherchent évidemment à diviser les palestiniens entre eux, en espérant que ce délit de solidarité parviendra à faire baisser les liens sans faille des arabes israéliens avec leurs frères de Palestine occupé ou des camps de réfugiés du Liban, de la Syrie ou de la Jordanie.

Là encore, n'attendez pas de condamnation du gouvernement français ou de son opposition supposée de gauche. Non, encore une fois, tout peut être dit, à condition que ce soit dit par Israël. Et ça ce n'est plus supportable.

mardi 12 mai 2009

Un réseau de collectivités pour la libération de Marwan Barghouti. http://www.liberezbarghouti.com

La décision de la Ville de Stains de décerner à Marwan Barghouti le titre de citoyen d’honneur  et de dresser son portrait sur la façade de la Mairie a eu un retentissement considérable à Gaza et en Cisjordanie parmi la population palestinienne. Cet acte politique de solidarité a été relevé par la presse palestinienne et son annonce est parvenue jusqu’à l’intérieur des geôles israéliennes apportant du réconfort et de l’espoir aux 13.000 prisonniers politiques palestiniens.

Fadwa Barghouti, l’épouse de Marwan Barghouti, a tenu elle-même à manifester sa reconnaissance à la ville de Stains lors de sa rencontre avec la délégation des 108 élus français qui ont séjourné en Cisjordanie du 11 au 14 avril 2009.

C’est pourtant bien peu comparé aux sacrifices consentis par le peuple palestinien pour obtenir la création d’un Etat viable et indépendant, c’est bien peu comparé au courage extraordinaire dont les Palestiniens font preuve depuis si longtemps pour résister à l’occupation de leurs territoires, pour conserver leur dignité face aux humiliations et exactions subies quotidiennement.


Faire adopter par les collectivités une délibération de solidarité avec Marwan Barghouti n’exige pas autant de courage, sinon celui de ne pas céder devant le chantage à l’antisémitisme que certains tentent de nous opposer. Invoquant « une erreur manifeste d’appréciation en portant le choix sur une personne aussi controversée », le Préfet de Seine St-Denis a demandé à la Ville de Stains de retirer la délibération prise le 18 décembre 2008 mais devant le refus du Maire, il a renoncé à  déférer la Ville devant le Tribunal administratif.

 Il est donc vivement souhaitable et opportun de démultiplier l’effet produit par la délibération de Stains, en organisant un véritable réseau des villes qui souhaitent d’une façon ou d’une autre manifester leur solidarité avec Marwan Barghouti et leur exigence de libération pour tous les prisonniers politiques.

La délégation des « 108 »  a pu se rendre compte sur place de la popularité de cette personnalité charismatique qu’est Marwan Barghouti. C’est un dirigeant politique incontesté, reconnu par tous pour son intégrité et ses qualités de leader. Il peut réaliser l’unité palestinienne sur la base du « document des prisonniers » auquel se sont ralliées toutes  les composantes palestiniennes y compris le Hamas et dont le contenu est fondé sur le principe « deux peuples, deux états ».

Ce réseau de villes peut contribuer ainsi efficacement, non seulement à hâter la libération des prisonniers palestiniens, mais aussi à faire reconnaître par l’opinion publique  l’illégitimité d’Israël à maintenir une occupation au-delà des frontières de 1967, y compris donc de Jérusalem Est,  et obtenir de l’Union européenne des sanctions contre cet Etat qui bafoue depuis 60 ans et en toute impunité les résolutions de l’ONU.

Soyons donc des dizaines, voire des centaines de collectivités à faire de Marwan Barghouti leur citoyen d’honneur, pour donner une chance à la Paix dans cette région du monde, pour que cesse une des plus grandes injustices de notre époque et pour stopper l’inacceptable processus d’apartheid et d’épuration ethnique engagé par l’Etat d’Israël contre le peuple palestinien.

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