mercredi 28 septembre 2011
Par Votre serviteur le mercredi 28 septembre 2011,
Son Excellence
M. Ban Ki-Moon
Secrétaire général
Organisation des Nations Unies
Monsieur le Secrétaire général ;
Honorables représentants des peuples du monde,
Je m’adresse à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies, à
cette grande tribune où sont représentés tous les peuples de la Terre, pour
réaffirmeraujourd’hui et en ce lieu l’appui total du Venezuela à la
reconnaissance de l’État de Palestine, au droit de la Palestine de se convertir
en un État libre, souverain et indépendant. Il s’agit là d’un acte de justice
historique envers un peuple qui porte en soi, depuis toujours, toute la douleur
et toute la souffrance du monde,
Le grand philosophe français Gilles Deleuze a dit, empruntant l’accent de la
vérité, dans son ouvrage mémorable La grandeur de Yasser Arafat : La cause
palestinienne est avant tout l’ensemble des injustices que ce peuple a subies
et ne cesse de subir.Elle est aussi – oserai-je ajouter – une volonté de
résistance permanente etirreductible qui est d’ores et déjà inscrite dans la
mémoire héroïque de la condition humaine. Une volonté de résistance quijaillit
du plus profond amour pour la terre. Mahmoud Darwish, cette voix infinie de la
Palestine possible, nous parle depuis le sentiment et la conscience de cet
amour :
Qu’avons-nous besoin du souvenir
le Carmel est en nous
et sur nos paupières pousse l’herbe de Galilée
Ne dis pas : Que ne courrions-nous pas comme un fleuve pour le rejoindre
Nous sommes dans la chair de notre pays
Il est en nous
Contre ceux qui soutiennent à tort que ce que le peuple palestinien a souffert
n’est pas un génocide, Deleuze soutient avec une lucidité implacable : D’un
bout à l’autre, il s’agira de faire comme si le peuple palestinien, non
seulement ne devait plus être, mais n’avait jamais été. C’est là -
comment dire ? – le degré zéro du génocide : décréter qu’un peuple n’existe pas
; lui nier le droit à l’existence.
À ce sujet, saluons la raison du grand écrivain espagnol Juan Goytisolo
lorsqu’il affirme catégoriquement : La promesse biblique de la terre de Judée
et de Samarie aux tribus d’Israël n’est pas un contrat de propriété entériné
par-devant notaire qui autorise à expulser de leur terre ceux qui y sont nés et
qui y vivent. Aussi la solution du conflit du Moyen-Orient passe-t-elle
forcément par la justice à rendre au peuple palestinien : telle est la seule
voie si l’on veut conquérir la paix.
Nous souffrons et nous indignons en constantant que ceux qui ont subi l’un des
pires génocides de l'Histoire se sont convertis en bourreaux du peuple
palestinien ; nous souffrons et nous indignons en constatant que le legs de
l’Holocauste est la Nakba. Et il est simplement indignant de constater que le
sionisme continue de recourir au chantage de l’antisémitisme contre ceux qui
s’opposent à ses sévices et à ses crimes. Israël a instrumentalisé et
instrumentalise d’une façon éhontée et vile la mémoire des victimes. Et il le
fait pour pouvoir agir en toute impunité contre la Palestine. Il va sans dire,
au passage, que l’antisémitisme est une plaie occidentale, européenne, dont les
Arabes ne sont pas partie prenante. De plus, n’oublions pas que c’est le peuple
sémite palestinien qui souffre de l’épuration ethnique pratiquée par l’État
colonialiste israélien.
Qu’on me comprenne bien : une chose est de refuser l’antisémitisme, et une
autre, très différente, est d’accepter passivement que la barbarie sioniste
impose au peuple palestinien un régime d’apartheid. D’un point de vue éthique,
quiconque refuse la première doit condamner la seconde.
Qu’il me soit permise une digression nécessaire : il est franchement abusif de
confondre sionisme et judaïsme ; nombre d’intellectuels juifs, tels Albert
Einstein etErich Fromm, se sont chargés de nous le rappeler au fil du temps.
Et, aujourd’hui, de plus en plus de citoyens conscientsau sein même d’Israël,
s’opposentouvertement au sionisme et à ses pratiques terroristes et
criminelles.
Il faut le dire clairement : le sionisme, comme vision du monde, est
foncièrement raciste. Ces affirmations de Golda Meir, d’un cynisme atterrant,
en sont une preuve criante : Comment pourrions-nous rendre les territoires
occupés ? Il n’y a personne à qui les rendre ! Ce que l’on appelle les
Palestiniens n’existe pas. Ce n’était pas comme s’il y avait eu un peuple en
Palestine qui se considérait comme le peuple palestinien, et que nous étions
venus, les avions jetés et leur avions pris leur pays. Ils n’éxistaient
pas.
Rappelons-nous : c’est dès la fin du XIXesiècle que le sionisme a parlé du
retour du peuple juif en Palestine et de la création d’un État national qui lui
soit propre. Cette prise de position s’imbriquait parfaitement dans le
colonialisme français et britannique, comme il ferait ensuite dans
l’impérialisme yankee. L’Occident a, depuis toujours, appuyé et encouragé
l’occupation sioniste de la Palestine par la voie militaire.
Lisez et relisez donc ce document qui estconnu historiquement comme
laDéclaration de Balfour de 1917 : le gouvernement britannique s’arrogeait la
faculté de promettre aux juifs un foyer national en Palestine, en
dénigrantdélibérément la présence et la volonté de ses habitants. Et rappelons
que chrétiens et musulmans ont vécu en paix, des siècles durant, en Terre
sainte jusqu’à ce que le sionisme ait entrepris de la revendiquer comme sa
propriété entière et exclusive.
Rappelons encore que, dès la deuxième décennie du XXe siècle, le sionisme,
profitant de l’occupation coloniale de la Palestine par la Grande-Bretagne, a
commencé à développer son projet expansionniste. Et qu’à la fin de la Seconde
Guerre mondiale, le peuple palestinien verrait sa tragédie empirer par son
expulsion à la fois de son territoire et de l’Histoire. La résolution 181 des
Nations Unies – ignominieuse et illégale – recommanda en 1947 la partition de
la Palestine en un État juif, en un État arabe et en une zone sous contrôle
international (Jérusalem et Bethléem), concédant ainsi – quelle honte ! – 56%du
territoire au sionisme pour qu’il y constitue son État. Cette Résolution
violait de fait le droit international et bafouait d’une manière flagrante la
volonté des grandes majorités arabes : le droit des peuples à
l’autodétermination devenait lettre morte.
De 1948 à nos jours, l’État sioniste a poursuivi sa stratégie criminelle contre
le peuple palestinien. Pour ce faire, il a toujours pu compter sur un allié
inconditionnel : les États-Unis d’Amérique. Et cette inconditionnalité se
traduit par un fait bien concret : c’est Israël qui oriente et fixe la
politique internationale étasunienne au Moyen-Orient. Edward Saïd, cette grande
conscience palestinienne et universelle, soutenait avec force raison que tout
accord de paix qui se construirait sur l’alliance avec les USA, loin
d’amenuiser le pouvoir du sionisme, le conforterait.
Toutefois, contrairement à ce qu’Israël et les États-Unis prétendent faire
croire au monde à travers les multinationales de la communication et de
l’information, ce quiest arrivé et continue d’arriver en Palestine n’est pas –
disons-le avec Saïd– un conflit religieux : c’est un conflit politique marqué
du sceau du colonialisme et de l’impérialisme ; ce n’est pas un conflit
millénaire : c’est un conflit contemporain ; ce n’est pas un conflit qui est né
au Moyen-Orient : c’est un conflit qui est né en Europe.
Quel était et quel est encore le nœud du conflit ? Le fait qu’on privilégie
dans les discussions et les analyses la sécurité d’Israël, jamais celle de la
Palestine. L’histoire récente le corrobore : il suffit de rappeler la nouvelle
équipée génocidaire déclenchée à Gaza par Israël à travers l’opération Plomb
fondu.
La sécurité de la Palestine ne peut se réduire à la simple reconnaissance
d’unauto-gouvernement limité et d’unauto-contrôle policier dans ses « enclaves
» de la rive ouest du Jourdain et de la bande de Gaza, tout en ignorant non
seulement la création de l’État palestinien dans les frontières antérieures à
1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, les droits de ses nationaux et le
droit de son peuple à l’autodétermination, mais encore le droit à la
compensation et le droit au retour de la moitié de la population palestinienne
dispersée dans le monde entier, comme le stipule la Résolution 194.
Il n’est pas croyable qu’un pays, Israël, qui doit son existence à une
résolution de l’Assemblée générale puisse mépriser à ce point les résolutions
émanant des Nations Unies ! Voilà ce que dénonçait le père Miguel D’Escoto
quand il réclamait la fin du massacre de la population de Gaza fin 2008 et
début 2009.
Monsieur le Secrétaire général ;
Honorables représentants des peuples du monde,
On ne saurait ignorer la crise des Nations Unies. Nous avons soutenu, en 2005,
devant cette même Assemblée générale, que le modèle des Nations Unies était
épuisé. Le fait que le débat sur la question de Palestine ait été ajourné et
qu’on soit en train de le saboter ouvertement en est une nouvelle
confirmation.
Washington ne cesse de répéter depuis plusieurs jours qu’il opposera son veto,
au Conseil de sécurité, à ce qui sera une résolution majoritaire de l’Assemblée
générale : à la reconnaissance de la Palestine comme membre de plein droit de
l’ONU. Nous avons d’ores et déjà déploré, aux côtés des nations sœurs qui
constituent l’Alliance bolivarienne des peuples de Notre Amérique (ALBA), dans
la Déclaration de reconnaissance de l’État de Palestine, qu’une aspiration si
juste soit bloquée par ce biais. L’Empire, nous le savons tous, prétend dans ce
cas comme dans d’autres imposer un deux-poids-deux-mesures dans l’arène
internationale : c’est là la double morale yankee qui, tout en violant le droit
international en Libye, permet à Israël de faire ce qu’il lui chante, devenant
ainsi le principal complice du génocide que la barbarie sioniste commet contre
les Palestiniens. Je rappelle une phrase de Saïd qui met bien le doigt sur la
plaie :compte tenu des intérêts d’Israël aux États-Unis, la politique de ce
pays au Moyen-Orient est donc israélocentriste.
Je voudrais conclure en faisant entendre la voix de Mahmoud Darwish dans
sonmémorable poème Sur cette terre :
Il y a sur cette terre ce qui mérite de vivre
il y a sur cette terre,
le commencement des commencements,
la fin des fins.
On l’appelait Palestine et on l’appelle désormais Palestine.
Madame, je mérite, parce que vous êtes ma dame,
je mérite de vivre.
Elle continuera de s’appeler la Palestine. La Palestine vivra et vaincra !
Vive la Palestine libre, souveraine et indépendante !
Hugo Chávez Frías
Président de la République bolivarienne du Venezuela
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mardi 19 juillet 2011
Par Votre serviteur le mardi 19 juillet 2011,
On apprend tout juste que les 16 passagers du Dignité al Karama, ont été
capturés par l'armée israélienne. La même armée avait quelques minutes plus
tôt, brouillé les communications via le satellite.
Nous exigeons que les autorités françaises interviennent le plus vite possible
afin de les faire libérer.
Nous souhaitons avoir des nouvelles rapidement de nos camarades, et que ces
derniers soient autorisés, enfin, à briser l'insupportable blocus imposé par
Israël sur la bande de Gaza.
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mardi 5 juillet 2011
Par Votre serviteur le mardi 5 juillet 2011,
Communiqué de presse Madjid MESSAOUDENE
Conseiller municipal de Saint-Denis
Le blocus est enfin brisé ! On ne peut que se réjouir d’apprendre que Le bateau
français "Dignité-Al Karama" se dirige vers Gaza et a enfin brisé le blocus
israélien soutenu par les autorités grecques.
Cette solidarité internationale ne pliera devant aucune pression ni aucune
menace.
Il faut saluer les instigateurs de cette magnifique flottille Le Droit est du
côte de celles et ceux qui se battent pour les Droits des Palestiniens à
recouvrer leur liberté, liberté volée par les gouvernements israéliens
successifs, soutenus implicitement par les puis puissantes diplomaties de ce
monde.
Le blocus doit cesser, et la France doit œuvrer à la reconnaissance de l’État
palestinien conformément aux résolutions de l’ONU et aux aspirations légitimes
de ce peuple maintenu sous la plus terrible des occupations par les différents
gouvernements israéliens qui de ce fait se sont rendus coupables des pires
violations de ce même Droit.
Soyons nombreux au rassemblement en soutien à la Flottille qui aura lieu demain
6 juillet à 18h métro Franklin Roosevelt
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jeudi 27 janvier 2011
Par Votre serviteur le jeudi 27 janvier 2011,
Israël, ce n’est pas les Bahamas.
Cher Gad,
Il est arrivé que tu me fasses rire. Vraiment. Plusieurs fois. Si, si je te
jure, avec mon frangin Hamid, il m'est arrivé d'être plié en quatre, de rire à
n'en plus finir sur tes spectacles. Quand je repense par exemple au sketch avec
Jamel, « la barre de faire tout ». Mais là, tu n'es plus très
drôle.
Français, d’origine marocaine et de confession juive, tu as toujours su
revendiquer avec humour ce métissage.
Aussi, quand on t’interroge sur Israël et la Palestine, tu l'ouvres moins.
Je reconnais que ce n’est pas un sujet facile, surtout quand tant d'autres
comme toi, semblent le méconnaître profondément.
Car, je pense, cher Gad, que tu ne vois ce « conflit » que par le
prisme de ce que l’on veut bien te donner à voir. Israël ne se résume pas
seulement à ses plages et aux mœurs libérales de Tel Aviv. Israël rime aussi
avec colonies, occupation, massacres, blocus, humiliations… Je
continue ?
Tout ça pour dire que j’ai failli réserver une place pour ton spectacle.
J'avais même demandé à un groupe d'amis de m'accompagner. Et puis, quand je me
suis rendu compte que tu allais jouer à Jérusalem, « ce lieu Saint parmi
les lieux Saints », j'ai changé d'avis. Pour moi et les défenseurs de la
Paix, Jérusalem, c’est surtout l’annexion en 1967 de la vieille ville, la
spoliation quotidienne des Palestiniens de l’Est, la colonisation rampante, le
tramway de l’apartheid...
Alors, je te demande si ça ne te dérange pas d’aller jouer là-bas comme si
de rien n’était.... Dans un pays qui bafoue allègrement de nombreuses
résolutions de l'ONU. Es-tu seulement allé une fois du côté palestinien ?
As-tu déjà vu un camp de réfugiés ? As-tu déjà subi l’humiliation des
checkpoints ? T’a-t-on narré les destructions d’oliviers
centenaires ? As-tu seulement discuté avec des Palestiniens, ou des
résistants israéliens ?
En fait, le business d'abord. Pas vrai ? Tout ce qui t’importe à toi et
à Gilbert Coulier ton producteur, c'est de remplir les salles. Coûte que
coûte.
Peu importe si tu vas te produire dans un pays hors la loi
internationale. Peu importe que par ta présence, tu encourages ce gouvernement
à continuer, puisque tu te produis à Jérusalem, comme tu irais à Londres ou
Montpellier.
Je te propose un truc. Juste un : tu annules ta représentation, et tu
m’accompagnes, mes amis et moi en avril, à la rencontre de ceux qui font
l’Histoire et l’espoir dans cette partie du monde.
Ainsi, quand tu retourneras à Jérusalem, tu pourras y porter un message,
fort, puissant, empreint de paix, de justice, de solidarité.
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samedi 22 janvier 2011
Par Votre serviteur le samedi 22 janvier 2011,
Tout d'abord saluer le courage du peuple tunisien, dont
Mohamed BOUAZIZI qui a déjà son portrait placardé dans toute la Tunisie et
au-delà.
Ensuite, je ne peux m’empêcher de penser que tout ceci est
un immense gâchis dans cette dictature, où le nombre de policiers par habitants
était au moins 10 fois supérieur à celui de la France, ce qui ne l’a nullement
empêchée par la voix de MAM de proposer son savoir faire en matière de
bavures.
Hier, elle s’est fait « embaboucher » à
Gaza par la foule palestinienne, elle non plus, pas dupe du deux poids deux
mesures français.
On ne peut qu’en vouloir aux dirigeants occidentaux qui dans leur attitude
néocoloniale ont fermé les yeux pendant trop longtemps pour de sombres raisons,
qui aujourd’hui apparaissent on ne peut plus claires aux visages cramés du
monde.
Pour parler de La France, droite et gauche ont encensé Ben Ali et son régime,
en appelant à suivre cet exemple notamment dans le Maghreb. Droite et gauche
confondus ont passé sous silence les exactions de ce régime qui s’est assis sur
les libertés les plus élémentaires. Les images de Sarkozy et DSK ont de quoi
faire enrager le démocrate lambda.
Aujourd’hui, enfin, la parole est libérée. Mais on peut
évidemment se demander comment ceux qui par leur silence se sont rendus
complices du tortionnaire Tunisie, peuvent aujourd’hui avoir le culot de rester
au pouvoir sans même avoir la dignité de laisser le pouvoir aux vrais
opposants.
Les médias ne doivent pas décerner de certificats de bons
et mauvais opposants. Je veux dire par exemple que le responsable du
PCOT n’est que peu présent dans les médias, par
rapport à d’autres comme Marzouki. Ce sont les tunisiens qui doivent choisir
leur avenir, et pas les médias occidentaux qui doivent faire l’élection.
Je suis curieux de voir quelles seront les réactions demain des différentes
chancelleries quand elles iront voir d’autres illustres amis, démocrates
éclairés, comme Mohammed 6, Khadafi, Moubarak, Bouteflika, pour ne citer
qu’eux, dont le silence à part la bêtise légendaire de Khadafi, n’a d’égal que
leur niveau de corruption tant ils sont tout aussi despotiques que leur ex
collègue. Tous ont interdit les rassemblements de soutien aux tunisiens.
Je note qu’ailleurs la situation, sans être analogue,
comporte des similitudes, et un point commun fondamental : l’exaspération
face à ces dictatures et ces spoliations des richesses au détriment de familles
et de clans
Pour finir je souhaite que le PS continue à faire le ménage, commencé bien
tardivement, en demandant que soient exclus tout les partis dits
« socialistes » et faisant partie de l’Internationale Socialiste…
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lundi 10 janvier 2011
Par Votre serviteur le lundi 10 janvier 2011,
Une trentaine de morts au moins dus aux chiens de garde des États algérien
et tunisien. Des "Républiques" en piteux États...
On nous serine que les jeunes manifestent parce-que le pain et l'eau sont
chers. Prendre les algériens ou les tunisiens pour des demeurés est décidément
une constante chez beaucoup de comment t'as tort...
Ce qui se joue dans ces pays, est le juste retour de bâton pour des
gouvernants qui n'ont eu de cesse de trahir et mentir aux peuples qu'ils
prétendent représenter et servir.
Ils ne se cachent même même plus pour se gaver. En plus de réserver le plus
triste des sorts à leur peuple, tout en ménageant leurs castes, ils les privent
des libertés les plus élémentaires.
Cela fait un moment que la révolte gronde, en Algérie notamment. Et la
Kabylie, n'est pas l'unique foyer ce cette colère.
Ce qui est ahurissant, c'est la propension de Sarkozy et des autres
d'ailleurs, notamment "à gauche" à ne pas la ramener.
Les discours de félicitations sont déjà prêts pour les prochaines
réélections des Ben Ali, Boutef et autres imposteurs.
Il est proprement insultant pour les peuples algérien et tunisien de
constater l'entier soutien de la France à ces dictatures autoproclamées
'républicaines".
Qu'aurait dit Sarkozy si on avait tiré à balles réelles au Vénézuela, ou en
Bolivie ? Hein Nico ? Là tu l'aurais ramené ta petite tronche pour nous dire
que ces régimes sont tyranniques.
Saut qu'eux, un peu comme toi - hélas - , ont été légitimement élus. Et toi,
pour qui jamais de ma vie je ne voterai, toi, tu cautionnes l'installation de
tortionnaires comme Ben Ali et de Présidents d'opérettes comme Boutef, pieds et
mains liés par l'armée, sans oublier sa Majesté Mohamed 6
Pour tout cela, cher gouverne-ment français, je te hais cordialement.
aucun rétrolien
mercredi 20 octobre 2010
Par Votre serviteur le mercredi 20 octobre 2010,
Ah la la la la la..... Ils sont tellement prévisibles nos dirigeants. Ils
continuent d'être très sélectifs quand il s'agit des sujets sur lesquels le
Président va monter au créneau.
Ainsi, mobilisation générale sur l'antisémitisme : "Paris souhaite que la Ligue
arabe se mobilise sur le problème des chaînes de télévision qui diffusent de la
"propagande antisémite" au Moyen-Orient, mais aussi à destination de l'Europe,
par voie satellitaire, a déclaré mercredi un haut diplomate français au
Caire."
Dont acte, je vomis sur la judéphobie.
Par contre, rien, pas de le début du commencement d'un embryon de réaction
sur la mesure raciste voulue par le gouvernement israélien.
L'idée est de contraindre tous ceux qui vont acquérir la nationalité
israélienne a prêter allégeance à l'État juif et démocratique d'Israël. Défense
de rire.
Rien que ça pour un pays qui compte 20 % d'arabes israéliens qui, c'est de
notoriété publique, sont déjà victimes de discriminations d'État.
Accepter ce serment, c'est accepter de facto que les juifs soient la seule
communauté reconnue, et donc légitime à avoir des droits...
C'est une provocation dangereuse est évidemment un gage donné au fasciste
Lieberman, souvent invité à Paris, alors qu'on devrait le traiter comme ce
qu'il est... un paria.
Ce projet vise tout simplement à dire aux palestiniens israéliens : vous
n'êtes pas chez vous en Israël. En somme un remake de ce que les anciens ont
subi en 1948...
Donc aucune condamnation de Sarkouchner. Et pourquoi condamneraient-ils ?
On mange si bien au diner annuel du CRIF.
aucun rétrolien
mardi 24 août 2010
Par Votre serviteur le mardi 24 août 2010,
A lire ici ou à télécharger .............
Ici.
Madjid MESSAOUDENE
Conseiller municipal
Mairie de Saint-Denis
Place Victor Hugo
93200 Saint-Denis
Saint-Denis, le 24 août 2010
Votre Excellence,
C’est avec un immense plaisir que je vous écris ces quelques lignes. Je
tiens en effet à vous faire part de ma pleine et entière satisfaction devant la
récente décision prise par le fonds de pension public (fonds souverain)
norvégien.
Comme vous le savez, ce dernier a décidé d’écarter deux groupes israéliens dont
l’activité en territoire palestinien, et donc la contribution à l’entreprise
illégale d’occupation, est connue de tous. Je me félicite d’une telle décision
politique, pleine de sens.
En effet, la Norvège est un des rares pays dont la position est restée ferme,
juste et courageuse. Elle se résume notamment à une condamnation claire et sans
ambigüité de l’occupation de la Palestine par Israël. Votre courage politique
vous honore, vous ainsi que votre peuple, et rappelle malheureusement la
lâcheté de bon nombre de dirigeants de par le monde, à commencer par les
dirigeants français et européens.
Soyez assuré qu’une telle position réconforte non seulement les palestiniens,
mais aussi tout le mouvement de soutien à leur lutte légitime pour
l’établissement d’un État viable. Je vous prie de recevoir, Votre Excellence,
mes plus respectueuses salutations.
Madjid MESSAOUDENE
Conseiller municipal
Saint-Denis
aucun rétrolien
mardi 15 juin 2010
Par Votre serviteur le mardi 15 juin 2010,
Monsieur le Président de la République
Palais de l’Élysée
Paris
Monsieur le Président,
Vous
n’êtes pas sans savoir qu’un ressortissant français est toujours détenu
illégalement à l’étranger.
J’ai adhéré à vos propos le
jour où vous avez dit que vous iriez chercher tous les ressortissants français
en difficulté hors du territoire national.
L’énergie que vous avez
dépensée pour trouver une solution aux cas de Florence CASSEZ, Clothilde REISS,
ou encore Ingrid BETANCOURT vous honore. Dans un passé pas si éloigné vous
receviez encore les proches de Gilad SHALIT pour leur témoigner toute votre
amitié et votre soutien.
Je dois tout de même avouer
que persiste une ombre au tableau. Vous ne faites strictement rien (ou presque
rien ce qui revient au même) pour Salah HAMOURI.
Ce jeune Français de 25 ans
attend de vous les mêmes égards que ceux que vous avez eus avec les personnes
citées plus haut.
Salah mérite au moins les
mêmes efforts, politiques et diplomatiques, seuls garants d’une égalité de
traitement de tous les citoyens.
Vous vous dites attaché à
l’égalité, ou à l’équité, mot que vous lui préférez. Je vous demande donc de
recevoir les parents de Salah HAMOURI, comme vous l’avez fait pour tous les
autres avant.
Je vais même vous y aider.
Denise HAMOURI sera en France dès le 22 juin. Je suis certain que vous ne
manquerez pas cette occasion de lui témoigner toute votre solidarité et vos
efforts pour obtenir la libération immédiate de Salah dont vous n’ignorez pas
les circonstances pour le moins iniques qui ont entouré son arrestation et son
procès.
Recevez, Monsieur le
Président de tous les Français, mes salutations distinguées.
Madjid MESSAOUDENE
Conseiller municipal de Saint-Denis
aucun rétrolien
mardi 8 juin 2010
Par Votre serviteur le mardi 8 juin 2010,
La Fondation France Libertés à lancé samedi dernier la campagne des porteurs
d'eau. Cette campagne est très importante et marque une étape décisive dans le
combat contre la marchandisation de l'eau.
Le combat pour une eau 100 % publique, entendre une gestion directe de cette
ressource, se heurte non seulement à une résistance des grands groupes privés,
mais aussi à celle d' élus, toutes tendances confondues, qui pour des raisons
que je m'efforce d'ignorer, s'opposent à une réappropriation publique et
sociale de ce bien commun de l'Humanité.
C'est le bon sens que de dire que l'eau doit être gérée sans qu'aucun bénéfice
ne puisse être fait sur sa gestion, et la seule solution passe par une gestion
100 % publique.
Je me félicite que la ville de Saint Denis, dont je suis l'un des
représentants élus, ait adhéré à cette campagne.
En devenant porteurs d'eau, nous devenons des acteurs réels pour le retour
en régie de ce droit essentiel.
aucun rétrolien
lundi 31 mai 2010
Par Votre serviteur le lundi 31 mai 2010,
Le gouvernement israélien se livre une nouvelle fois à un
massacre en règle.
Le gouvernement israélien montre une nouvelle fois son
vrai visage, fait de violence et de haine.
Pendant que les dirigeants israéliens parlent de paix tous
azimuts dans leurs bureaux et à l’étranger, ils envoient leur armée tuer des
innocents. On l’a vu à Gaza, et on l’a encore vu hier soir, quand ils ont
violemment pris d’assaut un bateau humanitaire parti de Chypre et qui tentait
de briser le blocus illégitime sur Gaza.
Au moins 10 personnes ont péri sous les balles
israéliennes. 10 personnes au moins qui ne voulaient qu’une chose, aider les
gazaouis à survivre. Donner l’assaut ne pouvait que laisser augurer de telles
atrocités.
Évidemment, Israël tentera de se justifier, mais
l’impunité totale dont jouit cet État n’a que trop duré et est une insulte pour
toutes celles et ceux qui se battent pour la liberté et le respect des Droits
fondamentaux.
J’exige que le gouvernement
français condamne avec la plus grande fermeté cet acte de sauvagerie perpétré
par le gouvernement israélien et réaffirme mon entière solidarité avec la lutte
légitime du peuple palestinien colonisé.
aucun rétrolien
mercredi 7 avril 2010
Par Votre serviteur le mercredi 7 avril 2010,
Tout ceci pendant que DELANOE signait un pacte d'amitié et de coopération" avec
son homologue de Tel-Aviv.... Paris et Tel-Aviv signent un "pacte d'amitié et
de coopération"
Israël "principale menace pour la paix" au Proche-Orient (Premier
ministre
AFP | 07.04.10 | 12h16
Ajoute citations sur le nucléaire iranien /// PARIS, 7 avr 2010 (AFP) - Israël
représente actuellement la "principale menace pour la paix" au Proche-Orient, a
estimé mercredi le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, lors d'une
visite à Paris, alors que les relations israélo-turques connaissent de vives
tensions. "C'est Israël qui est la principale menace pour la paix régionale",
a-t-il déclaré à quelques journalistes, avant un déjeuner de travail avec le
président Nicolas Sarkozy. La Turquie est traditionnellement le principal allié
d'Israël dans le monde musulman. Mais les relations entre les deux pays se sont
détériorées depuis la guerre à Gaza fin 2008 et début 2009. "Si un pays fait
usage d'une force disproportionnée, en Palestine, à Gaza, utilise des bombes au
phosphore, nous n'allons pas dire +bravo+. Nous lui demandons comment il peut
agir de la sorte", a-t-il affirmé. "Il y a eu une attaque qui a fait 1.500
morts (à Gaza) et les motifs invoqués sont des mensonges", a-t-il ajouté.
"Goldstone est juif et son rapport est clair", a-t-il poursuivi, en référence
au rapport demandé par l'ONU au juge sud-africain Richard Goldstone, qui a
accusé Israël mais aussi des groupes palestiniens d'avoir commis des crimes de
guerre pendant l'opération "Plomb durci" de l'armée israélienne à Gaza. "Ce
n'est pas parce que nous sommes musulmans que nous avons cette approche. Notre
approche est humanitaire", a encore dit Recep Tayyip Erdogan, Premier ministre
issu du parti islamo-conservateur AKP. Il s'exprimait en turc et ses propos
étaient traduits en français. Le Premier ministre turc a également évoqué les
capacités nucléaires d'Israël, que l'Etat juif n'a jamais formellement
reconnues, et établi un lien avec le dossier du nucléaire iranien. M. Erdogan a
estimé que la non-adhésion d'Israël au Traité de non-prolifération (TNP)
nucléaire ne devait pas l'exempter de rendre des comptes à la communauté
internationale. Le dirigeant turc a réitéré son hostilité à de nouvelles
sanctions internationales contre l'Iran, soupçonné par les occidentaux de
vouloir se doter de l'arme atomique, sous couvert d'un programme civil.
"Jusqu'à présent, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a parlé
de probabilités et pas de certitudes" sur les visées militaires du programme
iranien, a-t-il dit.
Le ton monte de nouveau entre Israël et la Turquie
AFP | 07.04.10 | 15h07
Ajoute déclaration de Netanyahu /// JERUSALEM, 7 avr 2010 (AFP) - Le Premier
ministre israélien Benjamin Netanyahu a condamné mercredi les "attaques"
répétées de la Turquie, après les déclarations du Premier ministre turc Recep
Tayyip Erdogan selon lesquelles Israël représente la "principale menace pour la
paix" au Proche-Orient. "Nous sommes intéressés à entretenir de bonnes
relations avec la Turquie et je regrette qu'Erdogan choisisse tout le temps
d'attaquer Israël", a déploré M. Netanyahu lors d'une conférence de presse à
l'occasion de sa première année au pouvoir. "C'est une répétition regrettable
qui à mon avis ne sert pas les intérêts de la stabilité, ni de l'amélioration
des relations dans notre région", a-t-il estimé. En visite à Paris, M. Erdogan
a critiqué mercredi Israël avec virulence: "Si un pays fait usage d'une force
disproportionnée, en Palestine, à Gaza, utilise des bombes au phosphore, nous
n'allons pas dire +bravo+. Nous lui demandons comment il peut agir de la
sorte", a-t-il dit. "Il y a eu une attaque qui a fait 1.500 morts (à Gaza) et
les motifs invoqués sont des mensonges", a ajouté le Premier ministre turc. La
tension a réapparu ces derniers jours entre les deux pays --un temps amis--
lorsque la Turquie a condamné des déclarations attribuées au chef de la
diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, comparant Recep Tayyip Erdogan à des
dirigeants controversés comme le Libyen Mouammar Kadhafi et le Vénézuélien Hugo
Chavez. "Nous condamnons avec fermeté et rejetons les déclarations sans
fondement, déplorables et dépassant les limites prononcées par (...) Avigdor
Lieberman et diffusées par la presse israélienne au sujet de notre Premier
ministre", avait affirmé dans un communiqué le ministère turc des Affaires
étrangères. Une grave crise diplomatique avait éclaté en janvier dernier après
l'humiliation de l'ambassadeur de Turquie à Tel-Aviv, Oguz Celikkol, convoqué
au ministère israélien des Affaires étrangères qui voulait protester contre la
diffusion par une télévision turque d'un feuilleton jugé antisémite par Israël.
La Turquie, pays musulman mais laïque, a longtemps fait figure d'allié régional
d'Israël, après la signature en 1996 d'un accord de coopération militaire, au
grand dam des pays arabes et de l'Iran. Mais leurs relations se sont nettement
dégradées après l'offensive israélienne sur Gaza fin 2008/début 2009. Israël et
la Turquie ont néanmoins décidé de poursuivre leur coopération militaire.
Israël a récemment livré six drones de surveillance de type Heron à la Turquie.
Quatre autres doivent lui être remis d'ici à la fin avril dans le cadre d'un
contrat total de 185 millions de dollars, selon les médias israéliens.
Erdogan balaie les critiques d'Israël, qui ne se remet "jamais en cause"
AFP | 07.04.10 | 17h15
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a balayé mercredi à Paris les
critiques israéliennes, formulées après sa violente attaque contre l'Etat juif,
estimant que ce dernier ne se remettait "jamais en cause". "Il n'y a aucune
déclaration à laquelle ils n'ont pas réagi, ils ne se sont jamais remis en
cause jusqu'à maintenant, il n'y a pas une seule journée au monde où il
n'estiment pas avoir raison", a-t-il dit à des journalistes, en marge d'une
réunion avec des patrons, organisée par le Mouvement des entreprises de France
(Médef). Dans la matinée, le Premier ministre turc, en visite à Paris, a
affirmé qu'Israël était "la principale menace pour la paix régionale" au
Proche-Orient. Revevant sur la guerre à Gaza, fin 2008 et début 2009, il a
ajouté que cette opération militaire israélienne était fondée sur "des
mensonges". M. Erdogan s'exprimait en turc, et ses propos étaient traduits en
français. "Nous sommes intéressés à entretenir de bonnes relations avec la
Turquie et je regrette qu'Erdogan choisisse tout le temps d'attaquer Israël", a
immédiatement déploré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "C'est
une répétition regrettable qui à mon avis ne sert pas les intérêts de la
stabilité, ni de l'amélioration des relations dans notre région", a-t-il
ajouté.
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mercredi 31 mars 2010
Par Votre serviteur le mercredi 31 mars 2010,
Pour la Campagne Boycott désinvestissement Sanctions (BDS)
à l'égard d'Israël, l'heure est semble-t-il en France à la criminalisation et
aux attaques diffamatoires. La tribune publiée par
Me Michaël Ghnassia sur Le Monde.frdu 24 mars
n'en est qu'un exemple. La rhétorique déployée par ce dernier renvoie un geste
citoyen pour obtenir l'application du droit international, le boycott, à une
"hérésie morale". Le boycott a pourtant une histoire en forme d'arme
des sans-armes, que M
e Ghnassia semble bien oublier : boycott
des bus de Montgomery en 1955 à l'appel de Martin Luther King, boycott de
l'Afrique du Sud contre l'apartheid à la fin des années 1970… A une échelle
plus modeste, en janvier 2001, des ouvriers de Calais et Ris-Orangis menacés de
licenciements appelaient à boycotter leur propre compagnie, Danone.
//

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Aujourd'hui, la Campagne internationale BDS, dont des dizaines d'associations,
de syndicats et de partis politiques sont signataires, relaie l'appel de la
société civile palestinienne lancé en 2005, enjoignant aux
"hommes et
femmes de conscience du monde entier [d']
imposer de larges boycotts
et [de]
mettre en application des initiatives de retrait
d'investissements contre Israël tels que ceux appliqués à l'Afrique du Sud à
l'époque de l'apartheid". Un appel repris depuis en France et dans le
monde, et qui s'inscrit d'abord dans un contexte politique dont M
e
Ghnassia ne saurait ignorer les derniers développements les plus
tragiques : lorsqu'Israël proclame il y a trois semaines la construction
de 1 600 logements supplémentaires à Jérusalem-Est, continuant ainsi à
coloniser et à expulser des familles palestiniennes, il s'agit d'une violation
totale de la résolution onusienne 242. Le rapport de la commission Goldstone,
accusant Israël de
"crimes de guerre" et de possibles
"crimes
contre l'humanité" lors de la guerre contre Gaza en janvier 2009, et qui a
fait plus de 1 400 morts palestiniens, a été adopté par le Conseil des droits
de l'homme et l'Assemblée générale de l'ONU, sans que pourtant rien ne soit
fait par les grandes institutions internationales pour mettre fin au blocus
imposé à l'ensemble de la bande de Gaza.
Or toute l'essence et l'éthique de la Campagne BDS se situe à ce point
précis : à l'heure où ni la communauté internationale, ni l'Union
européenne et encore moins la France, ne jouent leurs rôles dans l'application
des résolutions internationales votées par l'ONU, il s'agit bien de construire
un mouvement citoyen, "par le bas", exerçant des pressions économiques
et politiques sur Israël afin qu'il applique les résolutions votées par les
Nations unies. C'est cela, la Campagne BDS, et rien que cela : l'exigence
du droit, et de tout le droit, à l'heure où les puissances internationales
abandonnent justement ces "sans-droits" que sont aujourd'hui les
Palestiniens.
Michaël Ghnassia écrit à juste titre que "la justice des hommes s'est
construite sur ce principe de la responsabilité individuelle, qui est
aujourd'hui un droit fondamental à valeur constitutionnelle, consacré par la
Déclaration des droits de l'homme et l'ensemble des conventions
internationales". Or c'est justement à cette notion de responsabilité
individuelle que nous appelons. Responsabilité individuelle de citoyens, qui
s'interrogent sur les Accords d'associations entre Israël et l'Union européenne
qui ne valent, comme l'indique leur article 2, que si Israël "respecte les
droits de l'homme". Responsabilité de consommateurs également :
lorsque l'entreprise israélienne Agrexco/Carmel, exportant fleurs, fruits et
légumes, compte s'installer dans le port de Sète, nous sommes en droit de
dénoncer le fait que cette entreprise exporte 70 % des productions des colonies
israéliennes installées dans les territoires de Cisjordanie (en toute
illégalité, selon les normes du droit international), et de refuser d'en
consommer les produits.
Me Michaël Ghnassia écrit encore que "l'objet de cette
campagne-propagande n'a finalement pour but que de réduire une nation, composée
d'individus aux opinions et aux engagements aussi différents que ceux qui
peuvent exister en France, en un unique ennemi désincarné et sans humanité :
l''Israélien' ou le 'sioniste'". Or, faut-il aussi le rappeler,
la campagne de boycott, de désinvestissement et de sanctions, lancée à
l'initiative d'acteurs politiques, syndicaux et associatifs palestiniens, a été
reprise et soutenue en Israël même par des mouvements pacifistes et
anticolonialistes israéliens, qui, comme la Coalition des femmes pour la paix
alimente depuis quelques années un site nommé "A qui profite l'occupation" (Who
Profit from the Occupation?), permet de cibler les entreprises israéliennes et
étrangères impliquées dans la colonisation. C'est cela qu'omet de dire
Me Michaël Ghnassia : la Campagne BDS n'a justement aucune
couleur confessionnelle. Elle s'étend de la société civile palestinienne aux
mouvements anticolonialistes israéliens, des syndicats britanniques au Conseil
des étudiants de Berkeley (Californie) demandant à leur université de se
désinvestir de sociétés américaines impliquées dans la fabrication d'armes
israéliennes. C'est peut-être ce caractère pluriel, internationalisé et
antiraciste de la Campagne BDS qui fait peur aujourd'hui à un gouvernement
israélien dans lequel l'extrême droite tient plusieurs ministères, dont celui
des affaires étrangères. Et qui explique le déferlement de dénégations et de
mensonges à l'encontre d'une campagne internationale de boycott n'ayant qu'un
seul objectif reconnu : l'application du droit.
Signataires :
Ivar Ekeland est ancien président de l'université Paris-Dauphine et
président de l'Aurdip (Association des
universitaires pour le respect du droit international en
Palestine),
Annick Coupé est porte-parole de Solidaires,
Nahla Chahal est coordinatrice de la Campagne civile pour la
protection du peuple palestinien,
Michèle Sibony est co-présidente de l'Union juive française pour la paix,
tous sont membres de la Campagne BDS France.
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vendredi 19 mars 2010
Par Votre serviteur le vendredi 19 mars 2010,
Le vœu présenté hier a donc été voté à l'unanimité.
La municipalité :
- exprime son entière
solidarité à Salah Hamouri ainsi qu’à sa famille.
- soutient les demandes
du Maire, Didier Paillard, auprès du Ministre des Affaires étrangères et de
Patrick Braouezec, député, Président de Plaine Commune, auprès du
Gouvernement, d’intervenir au plus vite en sa faveur,
- demande que la famille
de Salah Hamouri soit reçue par le Président de la République,
- souhaite que ce dernier
intervienne auprès du Président israélien afin que ce dernier crée les
conditions de libération de Salah Hamouri.
Voici le rapport que j'ai présenté ainsi que mon
intervention.
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mercredi 3 mars 2010
Par Votre serviteur le mercredi 3 mars 2010,
Ils ne sont plus à une provo près après tout.
Sans déconner, cet Etat se permet tout, d'ailleurs pourquoi ne le feraient-ils
pas face à des lâches comme Sarko et Obama qui se pissent dessus quand le
faucon israélien éternue ?
Dernière provoc en date ? Lisez plutôt ceci.
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samedi 28 novembre 2009
Par Votre serviteur le samedi 28 novembre 2009,
Après avoir rompu ses relations diplomatiques avec Israel en janvier
dernier, soit en pleine agression israélienne à Gaza; CHAVEZ annonce qu'il va
prochainement nommé un ambassadeur en Cisjordanie occupée.
D'aucuns diront que CHAVEZ l'antisémite, ami du Président iranien, ne rend pas
service à ABBAS etc...
En attendant, trop rares sont les Etats qui osent critiquer ouvertement l'État
d'Israël, et rien que pour ça, on se doit de souligner cet acte politique fort
en regardant comment ces relations se traduisent dans le futur.
Si d'autres États avaient ce courage, on n'en serait pas là, hein SARKOUCHNER
et RAOULT ?
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lundi 2 novembre 2009
Par Votre serviteur le lundi 2 novembre 2009,
Voici la
lettre que j'ai faxée à la Présidence de la République ce
matin.
Je l'ai envoyée par courriel à M. BIGOT.
Bonne lecture
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mardi 11 août 2009
Par Votre serviteur le mardi 11 août 2009,
Voici, selon des résultats provisoires qui restent à confirmer, la composition,
largement renouvelée, du comité central du Fatah. Sur les 18 sièges à pourvoir,
on compte 14 nouveaux titulaires. Mahmoud Abbas, qui a été réélu la semaine
dernière à main levée à la présidence du comité, doit désigner lui-même quatre
autres titulaires, dont au moins une femme et un chrétien. * Abou Maher Ghneïm
- Compagnon de route du fondateur Yasser Arafat dès les années 1960,
aujourd'hui âgé de 72 ans, il a été réélu avec 1.367 voix. * Mahmoud al Aloul -
Nouvellement élu avec 1.091 voix, cet ancien dirigeant en exil du Fatah a été
ultérieurement gouverneur de Naplouse. * Marouane Barghouti - Nouvellement élu
avec 1.061 voix, ancien leader de la seconde intifada, il est, à 50 ans, la
figure emblématique de la jeune génération. Il purge une peine de prison à vie
en Israël, où il est tenu pour le chef des Brigades des martyrs d'Al Aksa. Il
avait été considéré comme un possible successeur d'Arafat. On le voit aussi
succéder à Abbas, mais il faudrait pour cela qu'il soit libéré dans le cadre
d'un échange de prisonniers, ce qui n'est pas exclu. * Nasser al Kidoua -
Nouvellement élu avec 964 voix. Neveu d'Arafat et ancien représentant de l'OLP
aux Nations unies et ancien ministre des Affaires étrangères. Considéré comme
un modéré, il est âgé de 50 ans. * Salim al Zanoun - Réélu avec 920 voix. *
Taoufik al Tiraoui - Ancien responsable du Renseignement en Cisjordanie jusqu'à
la fin 2008. Ce sexagénaire, proche allié d'Abbas, est nouvellement élu avec
911 voix. Il s'est acquis l'hostilité du Hamas pour avoir réprimé ses militants
en Cisjordanie après le coup de force du mouvement islamiste à Gaza en juin
2007. * Djibril Radjoub - Nouvellement élu avec 908. Ancien chef de la Sécurité
préventive en Cisjordanie du temps de Yasser Arafat. Il avait démissionné en
2002 à la suite d'un désaccord avec ce dernier. Agé de 56 ans, il est considéré
comme proche d'Abbas. * Saëb Erekat - Cet ancien universitaire et
incontournable négociateur de la paix avec Israël, fait son entrée au comité
central avec 863 voix. Ancien confident d'Arafat et désormais d'Abbas, ce
modéré est âgé de 54 ans. * Osmane Abou Gharbieh - Nouvellement élu avec 854
voix, il a présidé ces huits derniers jours le premier congrès du Fatah en
territoire occupé. * Mohamed Dahlan - Elu pour la première fois avec 853 voix.
Ancien chef de la Sécurité préventive à Gaza, haï du Hamas pour avoir réprimé
sous les ordres d'Arafat les militants islamistes en 1996, ce Gazaoui est âgé
de 48 ans. Il a été ministre de la Sécurité intérieure sous la présidence
d'Abbas. On lui reproche la défaite militaire du Fatah face au mouvement
islamiste en juin 2007 à Gaza, mais on lui prête encore un grand avenir. *
Mohamed al Madani - Nouvellement élu avec 811 voix. Ancien gouverneur de
Bethléem. * Sultan Abou al Eneïn - Ce nouvel élu, qui a recueilli 755 voix,
dirige le Fatah dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban. Il est
désormais le seul membre du comité central à être basé hors des territoires
palestiniens. * Djamal Mouheissen - Le gouverneur de Naplouse fait son entrée
au comité central avec 731 voix. * Hussein al Cheikh - Fonctionnaire de
l'Autorité palestinienne, nouvellement élu avec 726 voix. * Azzam al Ahmed -
Parlementaire du Fatah, élu avec 690 voix. * Nabil Chaath - Réélu avec 644
voix, ce vétéran du Fatah est aussi un négociateur chevronné de la paix avec
Israël. * Abbas Zaki - Membre de longue date du comité central, il a été réélu
avec 641 voix. Mohamed Chtaïeh - Ministre du logement et des Travaux publics,
il fait son entrée au comité central avec 638 voix.
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jeudi 14 mai 2009
Par Votre serviteur le jeudi 14 mai 2009,
On connaissait les types du genre FAURISSON, des êtres abjectes qui vont
jusqu'à nier les crimes atroces de la période nazie notamment.
Le souci, c'est que l'abjecte a son triste pendant.
En effet, LIEBERMAN, celui qui souhaite expulser les arabes, ou encore qui
disait qu'il fallait lancer l'arme nucléaire à Gaza, ce Ministre, ouvertement
raciste et habitant une colonie de Cisjordanie, a décidé de proposer une loi
visant à nier la Nakba. A nier l'Histoire, les faits. A nier ce qui a provoqué
cet exil forcé et aujourd'hui ces millions de réfugiés.
Il veut en effet interdire aux arabes israéliens, qui représentent, excusez du
peu, 20 % de la population d'Israël, de célébrer l'expulsion massive de
centaines de milliers de palestiniens par les forces armées israéliennes.
Ils cherchent évidemment à diviser les palestiniens entre eux, en espérant que
ce délit de solidarité parviendra à faire baisser les liens sans faille des
arabes israéliens avec leurs frères de Palestine occupé ou des camps de
réfugiés du Liban, de la Syrie ou de la Jordanie.
Là encore, n'attendez pas de condamnation du gouvernement français ou de son
opposition supposée de gauche. Non, encore une fois, tout peut être dit, à
condition que ce soit dit par Israël. Et ça ce n'est plus supportable.
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mardi 12 mai 2009
Par Votre serviteur le mardi 12 mai 2009,
La décision de la Ville de Stains de décerner à Marwan Barghouti le titre de
citoyen d’honneur et de dresser son portrait sur la façade de la Mairie a
eu un retentissement considérable à Gaza et en Cisjordanie parmi la population
palestinienne. Cet acte politique de solidarité a été relevé par la presse
palestinienne et son annonce est parvenue jusqu’à l’intérieur des geôles
israéliennes apportant du réconfort et de l’espoir aux 13.000 prisonniers
politiques palestiniens.
Fadwa Barghouti, l’épouse de Marwan Barghouti, a tenu elle-même à manifester sa
reconnaissance à la ville de Stains lors de sa rencontre avec la délégation des
108 élus français qui ont séjourné en Cisjordanie du 11 au 14 avril 2009.
C’est pourtant bien peu comparé aux sacrifices consentis par le peuple
palestinien pour obtenir la création d’un Etat viable et indépendant, c’est
bien peu comparé au courage extraordinaire dont les Palestiniens font preuve
depuis si longtemps pour résister à l’occupation de leurs territoires, pour
conserver leur dignité face aux humiliations et exactions subies
quotidiennement.
Faire adopter par les collectivités une délibération de solidarité avec Marwan
Barghouti n’exige pas autant de courage, sinon celui de ne pas céder devant le
chantage à l’antisémitisme que certains tentent de nous opposer. Invoquant «
une erreur manifeste d’appréciation en portant le choix sur une personne aussi
controversée », le Préfet de Seine St-Denis a demandé à la Ville de Stains de
retirer la délibération prise le 18 décembre 2008 mais devant le refus du
Maire, il a renoncé à déférer la Ville devant le Tribunal
administratif.
Il est donc vivement souhaitable et opportun de démultiplier l’effet
produit par la délibération de Stains, en organisant un véritable réseau des
villes qui souhaitent d’une façon ou d’une autre manifester leur solidarité
avec Marwan Barghouti et leur exigence de libération pour tous les prisonniers
politiques.
La délégation des « 108 » a pu se rendre compte sur place de la
popularité de cette personnalité charismatique qu’est Marwan Barghouti. C’est
un dirigeant politique incontesté, reconnu par tous pour son intégrité et ses
qualités de leader. Il peut réaliser l’unité palestinienne sur la base du «
document des prisonniers » auquel se sont ralliées toutes les composantes
palestiniennes y compris le Hamas et dont le contenu est fondé sur le principe
« deux peuples, deux états ».
Ce réseau de villes peut contribuer ainsi efficacement, non seulement à hâter
la libération des prisonniers palestiniens, mais aussi à faire reconnaître par
l’opinion publique l’illégitimité d’Israël à maintenir une occupation
au-delà des frontières de 1967, y compris donc de Jérusalem Est, et
obtenir de l’Union européenne des sanctions contre cet Etat qui bafoue depuis
60 ans et en toute impunité les résolutions de l’ONU.
Soyons donc des dizaines, voire des centaines de collectivités à faire de
Marwan Barghouti leur citoyen d’honneur, pour donner une chance à la Paix dans
cette région du monde, pour que cesse une des plus grandes injustices de notre
époque et pour stopper l’inacceptable processus d’apartheid et d’épuration
ethnique engagé par l’Etat d’Israël contre le peuple palestinien.
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