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lundi 24 mai 2010

L'agonie du service public postal, prélude à sa privatisation totale

Le syndicat SUD PTT 93 interpelle à juste titre les usagers et les élus sur le sort que réserve l'État - actionnaire unique - à La Poste.

On sait que les activités courrier sont devenues moins rentables et que la commission européenne, donc les pays européens, donc la France, ont ouvert ce secteur juteux aux opérateurs privés au nom de la sacro sainte concurrence libre...

En attendant le service public postal à Saint-Denis et dans les quartiers populaires c'est :

- du courrier non distribué et directement avisé alors que le prix du service facturé à l'usager est le même qu'à Neuilly-sur-Seine.

- des guichets trop souvent vides et des bureaux en sous effectif

- des tentatives de fermeture de bureaux, comme dans le quartier Floréal dont les habitants ont mis en échec la direction libérale de La Poste.

L'État actionnaire réduit les moyens alors que les besoins sont en hausse et que La Poste joue un rôle prépondérant de cohésion sociale dans nos quartiers, notamment en tant qu'établissement financier pour de nombreuses familles populaires.

La Poste doit se recentrer sur ses missions, et cesser son processus de marchandisation. La Poste, La Banque Postale appartiennent au peuple, à tout le peuple.

Je soutiens tous les usagers, agents syndiqués ou non et les élus qui luttent pour le maintien et le développement de ce service public essentiel.

jeudi 11 décembre 2008

LA GAUCHE A FAIT NAUFRAGE OU AU MOINS BU LA TASSE

Vous le savez, la droite a réussi à faire reconduire le principe d'une délégation de service public pour le SEDIF. Nous allons donc probablement reconduire le contrat avec un prestataire privé, pour au moins dix ans.

Nous aurons milité, jusqu'au bout pour une véritable gestion publique de l'eau, soucieuse d'économie de la ressource, dégagée de tout objectif de rentabilité et permettant l'implication des usagers et des salariés.

Nous continuerons donc, soyez en surs, à mener cette bataille. Nous veillerons à ce que les intérêts des usagers soient pris en compte dans le cadre du futur cahier des charges du délégataire.

Si la droite a voté comme un seul homme pour la ptivatisation de la gestion du SEDIF, la gauche, elle, n'a pas fait le plein de voix. Sur 64 voix potentielles, nous n'avons eu que 54 suffrages de gauche contre la proposition de Santini.

Encore une fois, sur cette question fondamentale; la gauche n'a pas su faire bloc, alors que les déclarations de toutes les sensibilités de gauche laissaient entrevoir le plein des voix.

C'est une bien triste image que l'on donne de la politique et des partis. Pour ces élus de gauche qui ont voté, malgré leurs déclarations, pour la délégation de service public au profit probablement de Véolia, quelles ont été leurs motivations ? Poser la question, c'est souvent donner la réponse......

dimanche 2 novembre 2008

ON PARLE DE GESTION DE L'EAU A SAINT DENIS

Suite aux différents épisodes mouillant Santini et les autres, la municipalité, après avoir pris position pour une régie directe, organise un débat sur la gestion de l'eau.

Soyez nombreux, donc à

SAINT-DENIS (93) le jeudi 20 novembre 2008

Réunion publique à 20h00 à l’Hôtel de ville

A l’initiative et en présence de Didier Paillard (Maire de Saint-Denis), Patrick Braouezec (député et président de Plaine Commune), Gabriel Amard (Président de la Communauté d’Agglomération des Lacs d’Essonne), Christian Métairie (élu à la ville d’Arcueil et Vice-président de la Communauté d’agglomération du Val-de-Bièvre).

Contact : Illy.Mannouz@ville-saint-denis.fr       

vendredi 24 octobre 2008

ON N'A PAS ENCORE TOUT A FAIT PRIS L'EAU

Hier, au SEDIF, le Bureau nous a présenté l'option qui sera soumise au débat et au vote le 11 décembre prochain.

Sur les 12 membres du Bureau, 8 se sont prononcés pour la régie intéressée, donc le status quo avec Véolia. 2 pour la Régie publique et deux autres pour la Régie avec marchés publics.

Un détail qui peut avoir échappé à certains. Jean-Pierre PERNOT, maire MRC, et me demandez pas ce que veut dire MRC, a pris la même position que la droite et Santini.

Sur la position des élus communistes et républicains, quelques uns se sont abstenus, dont moi, car nous pensions que seule la régie publique directe était fidèle aux engagements pris devant les citoyens, mais est aussi une position du PCF, et nous avons aussi rappelé que parler de l'absence de service public national de l'eau pour justifier de mettre en place une régie publique avec marchés publics nous semblait injustifié.

Hier, au conseil municipal de Saint-Denis, nous avons présenté un rapport donnant mandat pour voter pour la régie publique, donc contre la délégation de service public.

Ce mandat a été voté à l'unanimité des présents.

Je vous donne à lire l'intervention que j'ai faite hier. Et vous donne rendez-vous dans les semaines qui viennent pour de nouvelles aventures aquatiques en compagnie de sa majesté SANTINI.

vendredi 23 mai 2008

LA MOBILISATION DOIT CONTINUER

Hier, la moblisation a clairement été un succès. Je suis pas super objectif mais la CGT a mobilisé comme il se devait, respect !

Pas comme le PS dont l'absence était elle assez flagrante.....

Logique, car s'ils gouvernaient, les 41 ans, c'est qui nous les imposeraient....

Mais ne nous leurrons pas, ça ne suffira pas à faire flancher un gouvernement qui dispute l'autisme à la surdité. On va devoir se battre davantage. Mais ma conviction reste que sans un grand mouvement inter-professionnel et un grand blocage, ça va être compliqué.....

La lutte continue, camarades ! Vive la grève !

Quelques photos parce que ca fait plaisir !

22 MAI 2008 RETRAITES

mercredi 21 mai 2008

VEOLIA TITUBE. AIDONS LES A SE NOYER

Dépuis le 15 mai on peut bien dire que les choses ont changé. Le relatif consensus qui a jusque là accompagné la gestion du SEDIF a semble-t-il vécu.


Dans 20 minutes ce matin on lit que Santini pense déraisonnable de vouloir gérer l'eau sous forme de régie publique autonome.

C'est sans doute plus raisonnable de privatiser son service du personnel...

Et pourquoi il laisserait pas les élus et les citoyens choisir ce qui est ou non raisonnable.

Moi ça me fait c**** de savoir que Véolia se fait de l'argent sur la distribution de l'eau.

Sur le site du SEDIF, on se croirait chez IKEA ou BUT ou encore chez Carrefour.

On parle de "clientèle" de "ventes d'eau", là où on revendique d'être des usagers et de ne faire aucun profit privé sur ce bien commun essentiel.

Les semaines à venir vont amener les uns et les autres à prendre position. La bourse s'affolle, comme l'a si bien rappelé Marc LAIME sur son blog .

Ce qui est sûr, c'est qu'on lâchera pas le morceau, comme je m'y suis engagé avec d'autres, à travers les engagements électoraux. Et comme j'aime pas les promesses en l'air.....

jeudi 24 avril 2008

Décidemment même quand il s'agit de parler d'eau SEDIF-ficile d'y voir clair…

En effet, aujourd'hui, bien malin celui qui saurait dire ce qui sortira de la séance du 15 mai qui installera le nouveau bureau syndical, élira le Président et donc mènera la barque SEDIF jusqu'à l'échéance du contrat en 2010. Car c'est bien l'enjeu, de qui présidera aux destinées du SEDIF, dépendra le futur mode de gestion qui sera choisi. Même si seuls les intérêts des franciliens, usagers du SEDIF devraient rentrer en ligne de compte, d'autres paramètres vont s'inviter dans les discussions. Les querelles de pouvoir d'abord, avec les options et stratégies que prendront les dirigeants sortants du SEDIF, M. SANTINI en tête. Je considère pour ma part, que le Bureau sortant, dans sa globalité, est comptable de la gestion passée du SEDIF, à savoir : manque de transparence, surfacturation du service, non-participation citoyenne des usagers…. Si nous voulons tourner la page SANTINI, on doit aussi faire table rase de tout le chapitre, que dis-je, du livre dans son entier… SANTINI, sous-Ministre de SARKOZY serait d'ailleurs bien inspiré d'appliquer la recette du non-cumul, Député, Maire, Président du comité de Bassin Seine Normandie…….

Un retour d'un quelconque membre du Bureau sortant dans l'exécutif signifierait une continuité de la gestion conduite pendant près de 25 ans, et non une rupture et une volonté de changement, que ce soit dans la gouvernance du SEDIF, en associant pleinement les élus et les usagers, mais aussi dans son fonctionnement avec l'optique de ne pas renouveler la délégation de service public à Véolia.

Véolia, justement, ne renoncera pas si facilement à ce juteux contrat, on parle du tiers de son chiffre d'affaire en France, pas mal non ? Surtout que si le PS tient ses promesses dans la capitale, Véolia aura perdu un an avant le contrat de distribution avec Paris (partagé avec Suez)… Une vitrine qui risque de voler en éclats et qui pourrait aider à ce que le SEDIF fasse de même et envisage dès lors des coopérations avec Paris, à l'échelle francilienne.

Reste maintenant à savoir comment se positionneront les élus qui depuis des années mènent le combat pour une gestion publique de l'eau.
Reste maintenant à savoir si l'intérêt des usagers, à savoir un service au coût réel, l'emportera sur tout autre considération.

Reste maintenant à savoir si l'eau, ce bien commun de l'Humanité sera retiré des griffes des multinationales qui considèrent l'eau comme un bien économique lambda. Des multinationales comme Vivendi, qui grâce à l'eau (Véolia), ont pu se diversifier, notamment dans la téléphonie mobile, internet, etc… et devinez au détriment de qui…

Reste vraiment à savoir si les engagements pris seront tenus, et si un poste par-ci ou un poste par-là n'aura pas raison des convictions affichées des uns et des autres.

Pour ma part, je resterai fidèle aux engagements que j'ai pris avant d'être élu, et je ne voterai pas pour un scénario contraire à mes convictions.

lundi 21 avril 2008

CA COULE ENCORE !

Ci après un article trouvé sur bakchich.info encore une fois sur le SEDIF.

Autant vous dire que la séance d'installation des nouveaux conseillers du SEDIF, dont je suis, risque d'être fort animée, et c'est une bonne chose. Santini était beaucoup trop tranquille à la tête de ce syndicat intercommual, et puis, il est déjà député-maire, et sous ministre, la logique voudrait qu'il passe la main non ? Si en plus il pouvait passer la main à gauche.......

"Contre la cherté de l’eau, cinq maires de gauche d’Ile-de-France écrivent à leurs pairs du Sedif (syndicat des eaux de la région) pour les inciter à revenir à une « gestion publique » de l’eau, déléguée jusqu’en 2010 au groupe privé Veolia. Guérilla en perspective…

Le prix de l’eau en Ile-de-France reste dans le collimateur d’une poignée de maires de gauche. Selon une enquête de l’association UFC Que Choisir, le groupe privé Veolia profiterait d’une marge de 61,2 % sur chaque mètre cube d’eau facturé aux 4 millions d’usagers de la petite couronne. Cela en ferait l’une des eaux les plus chères de l’Hexagone. Une affirmation démentie par la multinationale. Celle-ci bénéficie néanmoins d’un contrat de délégation de services publics, qui a toujours été renouvelé depuis 1923, conclu avec le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), présidé par le maire d’Issy-les-Moulineaux André Santini, qui regroupe les 146 communes de la petite couronne.

Au lendemain des municipales, ces communes renouvellent leurs délégués au sein du Sedif. Ceux-ci devront élire en mai prochain le président de cet organisme. La désignation de ces délégués revêt un caractère d’autant plus stratégique qu’ils devront se prononcer sur l’avenir du contrat liant le Sedif à Veolia, dont l’échéance arrive en 2010.

Plusieurs maires, dont Christian Méthairie (Val de Bièvre), François Lamy (Palaiseau), Patrick Braouzec (Plaine Commune), Dominique Voynet (Montreuil) et Philippe Kaltenbach (Clamart) ont donc choisi d’écrire, le 22 mars dernier, aux 146 maires concernés pour qu’ils saisissent « une occasion historique de basculer vers une gestion publique de l’eau ». Rien que ça ! Pour les mutins du Sedif, les maires d’Ile-de-France doivent « s’assurer que les délégués aient bien le mandat de travailler au sein du Sedif pour que celui-ci reprenne en régie publique la gestion de l’eau ».

Des conjurés n’en sont pas à leur coup d’essai, mais ils n’ont jamais réussi a faire bouger le rapport de force au sein du Sedif. Cette fois, les récidivistes s’appuient sur la volonté affichée de la mairie de Paris (Delanöe avait évoqué le sujet) de revenir à une gestion publique de l’eau et font miroiter, dans cette perspective, la mutualisation de la gestion de l’eau pour 8 millions d’usagers. Des arguments de poids qui préludent à de belles bagarres dans les tuyaux du Sedif !"

vendredi 11 avril 2008

LA LIGNE 13 EN COLERE

Voici le quotidien du bétail transporté par la RATP sur la ligne 13. C'est tout sauf un métro. Rarement, l'on peut s'y asseoir, lire un livre, ou même dormir, ou ne serait-ce que bouger... On en veut à l'Etat et à la RATP car ce n'est qu'une question de moyens, et pendant qu'ils rénovent les lignes qui passent dans les beaux quartiers, pendant des centaines de milliers d'euros vont encore être investis dans la ligne 1, là ou crèche notre président, notamment; eh ben les gueux des quartiers populaires peuvent encore attendre. On ne compte pas le nombre de fois où la RATP ont promis et donc pris les usagers pour des cons. Si je suis énervé ? Mais non voyons, aucune raison....

mardi 25 mars 2008

AU BOUT L'EAU

Plusieurs élus d'Ile-de-France, appellent les maires nouvellement élus, à désigner au SEDIF (syndicat des eaux d'Ile de France) des conseillers qui veilleront concrètement à ce que la gestion de l'eau ne soit plus déléguée à Véolia.

Une bonne nouvelle, quand on sait que le contrat arrive à échéance en 2010 et que nous avons tous à y gagner. Vive la gestion publique. Ci-après, le courrier en question.

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mercredi 5 mars 2008

A SAINT DENIS LE SERVICE PUBLIC PASSE PAS COMME UNE LETTRE A LA POSTE

On sait depuis un moment que les services publics souffrent du désengagement massif de l'Etat.  Plus largement, et plus particulièrement dans les quartiers populaires, nous sommes touchés de plein fouet par les politiques de libéralisation successives, notamment concernant le service public postal.

En effet, pour l'usager dionysien, aller à La Poste est synonyme d'épopée. Il faut en moyenne une petite heure de patience pour accéder aux guichets. Rares sont les moments où tous sont ouverts. Bientôt, il faudra poser une RTT pour aller retirer un colis ou envoyer un recommandé. Mais problème, non seulement tout le monde aura revendu ses RTT à SARKOZY ET FILLON pour pouvoir vivre mieux, mais en plus on sait pas si le colis sera vraiment là quand on viendra le chercher.
Depuis de nombreuses semaines, on nous signale que La Poste de Saint-Denis refuse de faire la livraison des colis, un service payé par l'usager devenu client (depuis peu, on ne peut plus envoyer de colis ordinaire, seulement en colissimo, bien plus cher), parce des livreurs se sont fait agresser. La population de Saint-Denis doit-elle être punie collectivement à cause des actes inadmissibles de certains ou doit-on trouver les moyens et les solutions pour que La Poste assure un service public de qualité partout et pour tous ?

Ce sont bien nos quartiers populaires, qui plus qu'ailleurs savent ce que casse sociale et disparition du service public signifient (fermetures de bureaux, sous effectifs, etc...)

Récemment, c'est dans le quartier Floréal que des habitants se sont réunis pour se battre contre la fermeture du bureau de poste, lieu de rencontre et de vie dans le quartier.

La semaine dernière, on découvrait que le bureau de poste du quartier Barbusse, du dire des habitants, connaît de graves dysfonctionnements. Nous sommes allés sur place et en effet, la population du quartier continue d'être maltraitée par les services publics nationaux.

L'heure est donc à la mobilisation, imagine-t-on à Neuilly, ou même le Raincy, que la population soit traitée de la sorte ? (voir les photos) Non ! Alors, à Saint-Denis, comme ailleurs, nous réclamons des services publics renforcés et de qualité.

lundi 25 février 2008

SANTINI PERD SON CALME ET SON HUMEUR LEGENDAIRES. TOUT CA POUR UNE EAU TROP CHERE

Ben alors, M. SANTINI, faudrait voir à se ménager. Pourquoi s'énerver quand on n'a rien à se reprocher hein ? N'est-ce pas MM POPELIN, BRARD, SANTINI, MAHEAS, CAMBON......

lundi 18 février 2008

SANTINI N'AIME PAS LES FONCTIONNAIRES. CA TOMBE BIEN. NOUS ON L'AIME PAS NON PLUS

Gonflé, l'homme aux cigares super chicos. Alors que les syndicats de fonctionnaires négocient en arguant fort à propos que les fonctionnaires sont une des rares catégories de salariés dont le pouvoir d'achat a baissé, le Ministre de la Fonction Publique, André SANTINI, qui s'illustra notamment en privatisant le service du personnel d'Issy les Moulineaux, qui de cité ouvrière, est devenue, station balnéaire.. Bref, il se fout de nous, car on sait que de l'argent il y en a, mais qu'on doit avoir le courage d'aller le prendre....
Il nous dit qu'il n'y a pas d'argent alors que les profits du CAC 40 se montent à 97.5 milliards d'euros pour 2007. Dont 14 pour la seule et bienfaisante entreprise Total qui fait tant pour la démocratie, notamment en Birmanie, et pour l'environnement.... 14 milliards, un chiffre qui nous rappelle les 15 milliars de cadeaux de Sarko à ses amis très riches.

Fonctionnaires, nantis, fainéants, parasites, de l'argents il y en a moult, mais pas pour vous, circulez !

lundi 11 février 2008

COMMENT SE NOYER DANS UN VERRE D'EAU

Vous savez que le service public de l'eau fait parler de lui depuis quelques années maintenant.... On sait que l'école française de l'eau a conduit à ce que la majorité des villes et des habitants soient desservis par des opérateurs privés internationaux, d'origines française.

De nombreux élus sont montés au créneau, en province, Michel PARTAGE, en banlieue parisienne, Patrick BRAOUEZEC, Anne LE STRAT ...

L'idée est que l'eau n'est pas une marchandise et que pour qu'elle cesse d'être vendue par des boites privées, qui vendent l'eau comme elles vendraient des chips, c'est aux élus, à la puissance publique d'en assumer et assurer la totale gestion, en toute transparence, normal pour de l'eau vous me direz, et avec les usagers...

Donc des appels foisonnent, l'UFC QUE CHOISIR, d'enquête en révélations, soulève les différences de prix sur le territoire, liées, comme de nombreuses sources (joli jeu de mot non ?) l'attestent, au mode de gestion lui-même. En gros, une délégation de service revient plus cher au final à l'usager, car il doit aussi rémunérer les actionnaires, contrairement à une régie.

Donc le mouvement fait des vagues, et même DELANOE, pourtant très silencieux sur le sujet jusque-là, a promis de republiciser l'eau à Paris, ce qui serait, je ne vous le cache pas une excellente idée. On arrosera ça à l'eau publique...

Le souci, c'est que même chez les élus progressistes, il peut y avoir des défaillances. Ainsi, le journal du PCF de Bretagne a publié en janvier un encart de Véolia et de la Lyonnaise. On peut alors se demander si l'argent touché par l'achat de cette pub ne se fera pas en contrepartie d'un silence complice sur la politique de gestion de l'eau, ou d'une moins grande objectivité...

Oui ça me dérange que des gens de mon parti se livrent à ce genre de pratiques. Après, il faut aussi se demander si de telles pratiques rendent automatiquement corruptibles tous les élus. Je pense que non, mais je pense aussi que la manière la plus simple d'éviter le mélange des genres et d'éviter de traiter avec eux sous cette forme.

Car certains, qui drapés dans un joli drap de vertu, n'en cachent pas moins des animosités contre le PC, et manqueront pas de lyncher publiquement ces élus pour avoir traité avec le diable.

Le jour où tout ce que les collectivités ont délégué (eau, parkings, restauration, chauffage urbain...) sera remunicipalisé, le problème ne se posera plus.

Et n'oubliez pas l'excellent blog de Marc LAIME.

lundi 14 janvier 2008

LE SERVICE PUBLIC DE L'EAU EN DEBAT A MARSEILLE

Fait rare, trois organismes de formation d'élus, de gauche (tous sauf le PS, mais c'est juste un hasard) ont décidé d'organiser une session de formation les 24 et 25 janvier à Marseille, afin de permettre aux élus de mettre le service public de l'eau au coeur des enjeux des élections municipales. L'objectif est d'informer les élus, les usagers, les associations sur la marchandisation croissante de l'activité humaine, des services publics. L'association E.A.U (ELUS, ASSOCIATIONS, USAGERS) appelle de ses voeux des débats publics partout en vue d'un retour en régie de la production et de la distribution de l'eau potable, ainsi que de l'assainissement. C'est un appel à une réappropriation publique d'un bien commun de l'Humanité, indûment privatisé, pour le profit de quelques uns : Véolia, Suez... et au détriment des usagers, alors on va pas se laisser emmerder :-)

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