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mardi 27 mai 2008

LES DEUX FRANCE DE NICOLAS

Ce matin, Petit Nico est allé à la rencontre de la France qui se lève tôt, comme le rapportent les gentils journalistes. De fait, cette qualification s'oppose à celle qui se lève tard et finit tôt, celle des fonctionnaires, biensûr.

Elle s'oppose aussi à celle  qui ne veut rien foutre et qui d'après Nico sont majoritaires dans le pays. Et c'est volontairement que Petit Nico oublie d'aller à la rencontre de ceux qui se lèvent encore plus tôt pour que SA France qui se lève tôt puisse travailler.

Je parle de tous ces immigrés, avec ou sans papiers, qui nettoient la merde dans les bureaux, les entreprises, après les marchés.
Ceux qui sont entassés dans les cuisines des grands restaurants que Petit Nico et sa clique fréquentent.

Celle par qui il aime être servi et qu'il laisse dans cet état de précarité absolue qu'est le fait d'être sans-papiers..

On aura compris que celle de Sarkozy, cette France qu'il aime n'est pas celle des quartiers populaires, non, celle-là il a tout fait pour l'écarter de là où il était en responsabilité.
Il l'a empêchée de venir se loger chez lui à Neuilly en menant une politique de ségrégation sociale et spatiale, et il a, une fois à l'Intérieur, expulsé dès qu'il pouvait les personnes sans-papiers, y compris quand elles étaient devenues sans-papiers suite aux lois Pasqua.

On attend de Petit Nico qu'il aille un peu se frotter aux nouveaux négriers si justement dénoncés par les syndicats et qui continuent d'exploiter une main d'oeuvre corvéable, dans la restauration, l'hôtélerie, le nettoyage industriel.

Celles-là sont les nouvelles classes laborieuses, Petit Nico. Celles qu'il préfère voir dans un charter plutôt que dans sa ville pleine de caractère . . . .

mercredi 5 mars 2008

A SAINT DENIS LE SERVICE PUBLIC PASSE PAS COMME UNE LETTRE A LA POSTE

On sait depuis un moment que les services publics souffrent du désengagement massif de l'Etat.  Plus largement, et plus particulièrement dans les quartiers populaires, nous sommes touchés de plein fouet par les politiques de libéralisation successives, notamment concernant le service public postal.

En effet, pour l'usager dionysien, aller à La Poste est synonyme d'épopée. Il faut en moyenne une petite heure de patience pour accéder aux guichets. Rares sont les moments où tous sont ouverts. Bientôt, il faudra poser une RTT pour aller retirer un colis ou envoyer un recommandé. Mais problème, non seulement tout le monde aura revendu ses RTT à SARKOZY ET FILLON pour pouvoir vivre mieux, mais en plus on sait pas si le colis sera vraiment là quand on viendra le chercher.
Depuis de nombreuses semaines, on nous signale que La Poste de Saint-Denis refuse de faire la livraison des colis, un service payé par l'usager devenu client (depuis peu, on ne peut plus envoyer de colis ordinaire, seulement en colissimo, bien plus cher), parce des livreurs se sont fait agresser. La population de Saint-Denis doit-elle être punie collectivement à cause des actes inadmissibles de certains ou doit-on trouver les moyens et les solutions pour que La Poste assure un service public de qualité partout et pour tous ?

Ce sont bien nos quartiers populaires, qui plus qu'ailleurs savent ce que casse sociale et disparition du service public signifient (fermetures de bureaux, sous effectifs, etc...)

Récemment, c'est dans le quartier Floréal que des habitants se sont réunis pour se battre contre la fermeture du bureau de poste, lieu de rencontre et de vie dans le quartier.

La semaine dernière, on découvrait que le bureau de poste du quartier Barbusse, du dire des habitants, connaît de graves dysfonctionnements. Nous sommes allés sur place et en effet, la population du quartier continue d'être maltraitée par les services publics nationaux.

L'heure est donc à la mobilisation, imagine-t-on à Neuilly, ou même le Raincy, que la population soit traitée de la sorte ? (voir les photos) Non ! Alors, à Saint-Denis, comme ailleurs, nous réclamons des services publics renforcés et de qualité.

mercredi 30 janvier 2008

DAVY SARDOU REMPLACE JEAN SARKOZY AU THEATRE

Non mais sérieux, tout ça pour que Jean SARKOZY puisse faire la campagne de David MARTINON à Neuilly, et ainsi, perpétuer la politique de classe de son cher père. Jean était trop jeune pour diriger la ville, alors David va assurer l'intérim, et donner les clés à Jean dans quelques années.

D'ici là,  ils pourront continuer à cracher sur le logement social, comme ils le font sur Facebook. Les dizaines de milliers de demandeurs de logement sociaux apprécieront.