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vendredi 12 novembre 2010

QUAND BARTOLONE FAIT LE BONHEUR DES BETONNEURS

Ainsi donc la gauche au CG 93 passe, mais ne se ressemble pas. Outre que je suis convaincu que l'immense majorité des socialistes pense à droite, Bartolone est un think tank libéral à lui tout seul.

Il a défait une partie de ce que les communistes ont mis en place : aide à l'achat d'un ordinateur pour les collégiens, remboursement de la carte Imagine'r à hauteur de 50 %... Bref des éléments qui faisaient qu'il y avait une différence entre une gestion progressiste et une bonne vieille gestion de droite.

Bartolone s'en tape que les familles trinquent à cause de ses décisions empreintes de mépris. Lui, ce qu'il veut c'est être ministre dans un gouvernement Aubry ou DSK, et pour ça il doit faire preuve de realpolitik.

Donc ils sabrent comme ils peuvent dans le social, pour le plus grand bonheur des réacs départementaux. Et peu importe l'avis des élus communistes et partenaires de cette assemblée, quand Bartolone dit, faut faire, quite à voter un dimanche matin, à l'arrache.

Ce qu'il a voté ? Le plus grand projet de construction et de rénovation de collèges jamais réalisé en France. Tout cela, via un Partenariat Public Privé, ces techniques que Bartolone emprunte à la droite la plus réactionnaire et libérale qui soit : celle te Thatcher, qui les les mit en place avant que Blair, le "socialiste" anglais, ne les confirme.

Grâce à Bartolone, les actions des bétonneurs français vont bien se porter.

Le pire, c'est que la Commission Départementale s'est opposée à ce projet, in fine plus couteux qu'une construction dite classique, et par 22 voix contre 4. Lisez ce document éclairant de la FSU.

Mais Bartolone n'aime pas la démocratie, s'assoit dessus et vote en catimini, sans les communistes !

A l'heure où la moitié des sièges est à renouveler en mars prochain, il faut que tout le monde sache que le CG est géré à droite !

mercredi 15 juillet 2009

HARO CONTRE LES MUSULMANS

On a enfin trouvé le fléau de notre société. Ce n’est ni le chômage, ni la précarité, ni la crise du logement, ni l’ultralibéralisme à l’œuvre dans ce pays, non, c’est la burqa et le niqab.

Autant être clair tout de suite, j’abhorre cette tenue.

Une fois ceci posé, je ne peux m'empêcher de constater qu’une seule et unique religion est visée par un arsenal législatif répressif.


En tout état de cause, les musulmans sont trop souvent montrés d’un doigt inquisiteur. Les musulmans, - que tous confondent volontairement avec les français d’origine maghrébine, en niant ainsi à ces derniers la possibilité d’être athées ou de croire en un autre Dieu - vivent dans leur grande majorité leur foi très normalement.

L’apparition des burqa, si elle peut en effet refléter une radicalisation de la pratique religieuse, ne peut en aucun cas servir de prétexte pour amalgamer tous les musulmans de France.

Il faut rappeler que cette communauté, la seconde de France, pratique (elle) sa foi dans des conditions indignes. La loi de séparation de l’Église et de l’État, en fait, du politique et du religieux amène à ce que l’État ne finance pas les cultes, sauf pour rénover une église ou une cathédrale.

Ce repli de cette communauté s’explique donc aussi par le sentiment d’être moins considérée que d’autres.

Le deux poids de mesures, quand nous assistons à des agressions contre des musulmans ou des juifs en est hélas révélateur. Tout ceci alimente la radicalité, et on ne peut que le regretter.

Pourquoi ne pas par exemple enquêter sur les pratiques des intégristes catholiques et juifs, et leurs liens avec des partis ouvertement racistes ?

Une loi ne changera rien, et André GERIN le sait d’ailleurs très bien, lui dont les accointances avec le très réac RAOULT ont fini de nous convaincre que de communiste chez lui, il ne reste que la carte.

Il faut que la République donne des gages concrets d’acceptation des musulmans de France, de la considération. Dans le cas contraire, la radicalisation se développera, et on y perdra toutes et tous.