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jeudi 11 décembre 2008

LA GAUCHE A FAIT NAUFRAGE OU AU MOINS BU LA TASSE

Vous le savez, la droite a réussi à faire reconduire le principe d'une délégation de service public pour le SEDIF. Nous allons donc probablement reconduire le contrat avec un prestataire privé, pour au moins dix ans.

Nous aurons milité, jusqu'au bout pour une véritable gestion publique de l'eau, soucieuse d'économie de la ressource, dégagée de tout objectif de rentabilité et permettant l'implication des usagers et des salariés.

Nous continuerons donc, soyez en surs, à mener cette bataille. Nous veillerons à ce que les intérêts des usagers soient pris en compte dans le cadre du futur cahier des charges du délégataire.

Si la droite a voté comme un seul homme pour la ptivatisation de la gestion du SEDIF, la gauche, elle, n'a pas fait le plein de voix. Sur 64 voix potentielles, nous n'avons eu que 54 suffrages de gauche contre la proposition de Santini.

Encore une fois, sur cette question fondamentale; la gauche n'a pas su faire bloc, alors que les déclarations de toutes les sensibilités de gauche laissaient entrevoir le plein des voix.

C'est une bien triste image que l'on donne de la politique et des partis. Pour ces élus de gauche qui ont voté, malgré leurs déclarations, pour la délégation de service public au profit probablement de Véolia, quelles ont été leurs motivations ? Poser la question, c'est souvent donner la réponse......

mercredi 21 mai 2008

VEOLIA TITUBE. AIDONS LES A SE NOYER

Dépuis le 15 mai on peut bien dire que les choses ont changé. Le relatif consensus qui a jusque là accompagné la gestion du SEDIF a semble-t-il vécu.


Dans 20 minutes ce matin on lit que Santini pense déraisonnable de vouloir gérer l'eau sous forme de régie publique autonome.

C'est sans doute plus raisonnable de privatiser son service du personnel...

Et pourquoi il laisserait pas les élus et les citoyens choisir ce qui est ou non raisonnable.

Moi ça me fait c**** de savoir que Véolia se fait de l'argent sur la distribution de l'eau.

Sur le site du SEDIF, on se croirait chez IKEA ou BUT ou encore chez Carrefour.

On parle de "clientèle" de "ventes d'eau", là où on revendique d'être des usagers et de ne faire aucun profit privé sur ce bien commun essentiel.

Les semaines à venir vont amener les uns et les autres à prendre position. La bourse s'affolle, comme l'a si bien rappelé Marc LAIME sur son blog .

Ce qui est sûr, c'est qu'on lâchera pas le morceau, comme je m'y suis engagé avec d'autres, à travers les engagements électoraux. Et comme j'aime pas les promesses en l'air.....

lundi 21 avril 2008

CA COULE ENCORE !

Ci après un article trouvé sur bakchich.info encore une fois sur le SEDIF.

Autant vous dire que la séance d'installation des nouveaux conseillers du SEDIF, dont je suis, risque d'être fort animée, et c'est une bonne chose. Santini était beaucoup trop tranquille à la tête de ce syndicat intercommual, et puis, il est déjà député-maire, et sous ministre, la logique voudrait qu'il passe la main non ? Si en plus il pouvait passer la main à gauche.......

"Contre la cherté de l’eau, cinq maires de gauche d’Ile-de-France écrivent à leurs pairs du Sedif (syndicat des eaux de la région) pour les inciter à revenir à une « gestion publique » de l’eau, déléguée jusqu’en 2010 au groupe privé Veolia. Guérilla en perspective…

Le prix de l’eau en Ile-de-France reste dans le collimateur d’une poignée de maires de gauche. Selon une enquête de l’association UFC Que Choisir, le groupe privé Veolia profiterait d’une marge de 61,2 % sur chaque mètre cube d’eau facturé aux 4 millions d’usagers de la petite couronne. Cela en ferait l’une des eaux les plus chères de l’Hexagone. Une affirmation démentie par la multinationale. Celle-ci bénéficie néanmoins d’un contrat de délégation de services publics, qui a toujours été renouvelé depuis 1923, conclu avec le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), présidé par le maire d’Issy-les-Moulineaux André Santini, qui regroupe les 146 communes de la petite couronne.

Au lendemain des municipales, ces communes renouvellent leurs délégués au sein du Sedif. Ceux-ci devront élire en mai prochain le président de cet organisme. La désignation de ces délégués revêt un caractère d’autant plus stratégique qu’ils devront se prononcer sur l’avenir du contrat liant le Sedif à Veolia, dont l’échéance arrive en 2010.

Plusieurs maires, dont Christian Méthairie (Val de Bièvre), François Lamy (Palaiseau), Patrick Braouzec (Plaine Commune), Dominique Voynet (Montreuil) et Philippe Kaltenbach (Clamart) ont donc choisi d’écrire, le 22 mars dernier, aux 146 maires concernés pour qu’ils saisissent « une occasion historique de basculer vers une gestion publique de l’eau ». Rien que ça ! Pour les mutins du Sedif, les maires d’Ile-de-France doivent « s’assurer que les délégués aient bien le mandat de travailler au sein du Sedif pour que celui-ci reprenne en régie publique la gestion de l’eau ».

Des conjurés n’en sont pas à leur coup d’essai, mais ils n’ont jamais réussi a faire bouger le rapport de force au sein du Sedif. Cette fois, les récidivistes s’appuient sur la volonté affichée de la mairie de Paris (Delanöe avait évoqué le sujet) de revenir à une gestion publique de l’eau et font miroiter, dans cette perspective, la mutualisation de la gestion de l’eau pour 8 millions d’usagers. Des arguments de poids qui préludent à de belles bagarres dans les tuyaux du Sedif !"