Ce matin, Petit Nico est allé à la rencontre de la France qui se lève tôt, comme le rapportent les gentils journalistes. De fait, cette qualification s'oppose à celle qui se lève tard et finit tôt, celle des fonctionnaires, biensûr.
Elle s'oppose aussi à celle qui ne veut rien foutre et qui d'après
Nico sont majoritaires dans le pays. Et c'est volontairement que Petit Nico
oublie d'aller à la rencontre de ceux qui se lèvent encore plus tôt pour que SA
France qui se lève tôt puisse travailler.
Je parle de tous ces immigrés, avec ou sans papiers, qui nettoient la merde
dans les bureaux, les entreprises, après les marchés.
Ceux qui sont entassés dans les cuisines des grands restaurants que Petit Nico
et sa clique fréquentent.
Celle par qui il aime être servi et qu'il laisse dans cet état de précarité
absolue qu'est le fait d'être sans-papiers..
On aura compris que celle de Sarkozy, cette France
qu'il aime n'est pas celle des quartiers populaires, non, celle-là il a tout
fait pour l'écarter de là où il était en responsabilité.
Il l'a empêchée de venir se loger chez lui à Neuilly en menant une politique de ségrégation sociale et
spatiale, et il a, une fois à l'Intérieur, expulsé dès qu'il pouvait les
personnes sans-papiers, y compris quand elles étaient devenues sans-papiers
suite aux lois Pasqua.
On attend de Petit Nico qu'il aille un peu se frotter aux nouveaux négriers si
justement dénoncés par les syndicats et qui continuent d'exploiter une main
d'oeuvre corvéable, dans la restauration, l'hôtélerie, le nettoyage
industriel.
Celles-là sont les nouvelles classes laborieuses, Petit Nico. Celles qu'il
préfère voir dans un charter plutôt que dans sa ville pleine de caractère . . .
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