MADJID DéBLOGUE. QUAND MADJID LIVRE TOUT EN BLOG !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 11 décembre 2008

LA GAUCHE A FAIT NAUFRAGE OU AU MOINS BU LA TASSE

Vous le savez, la droite a réussi à faire reconduire le principe d'une délégation de service public pour le SEDIF. Nous allons donc probablement reconduire le contrat avec un prestataire privé, pour au moins dix ans.

Nous aurons milité, jusqu'au bout pour une véritable gestion publique de l'eau, soucieuse d'économie de la ressource, dégagée de tout objectif de rentabilité et permettant l'implication des usagers et des salariés.

Nous continuerons donc, soyez en surs, à mener cette bataille. Nous veillerons à ce que les intérêts des usagers soient pris en compte dans le cadre du futur cahier des charges du délégataire.

Si la droite a voté comme un seul homme pour la ptivatisation de la gestion du SEDIF, la gauche, elle, n'a pas fait le plein de voix. Sur 64 voix potentielles, nous n'avons eu que 54 suffrages de gauche contre la proposition de Santini.

Encore une fois, sur cette question fondamentale; la gauche n'a pas su faire bloc, alors que les déclarations de toutes les sensibilités de gauche laissaient entrevoir le plein des voix.

C'est une bien triste image que l'on donne de la politique et des partis. Pour ces élus de gauche qui ont voté, malgré leurs déclarations, pour la délégation de service public au profit probablement de Véolia, quelles ont été leurs motivations ? Poser la question, c'est souvent donner la réponse......

vendredi 24 octobre 2008

ON N'A PAS ENCORE TOUT A FAIT PRIS L'EAU

Hier, au SEDIF, le Bureau nous a présenté l'option qui sera soumise au débat et au vote le 11 décembre prochain.

Sur les 12 membres du Bureau, 8 se sont prononcés pour la régie intéressée, donc le status quo avec Véolia. 2 pour la Régie publique et deux autres pour la Régie avec marchés publics.

Un détail qui peut avoir échappé à certains. Jean-Pierre PERNOT, maire MRC, et me demandez pas ce que veut dire MRC, a pris la même position que la droite et Santini.

Sur la position des élus communistes et républicains, quelques uns se sont abstenus, dont moi, car nous pensions que seule la régie publique directe était fidèle aux engagements pris devant les citoyens, mais est aussi une position du PCF, et nous avons aussi rappelé que parler de l'absence de service public national de l'eau pour justifier de mettre en place une régie publique avec marchés publics nous semblait injustifié.

Hier, au conseil municipal de Saint-Denis, nous avons présenté un rapport donnant mandat pour voter pour la régie publique, donc contre la délégation de service public.

Ce mandat a été voté à l'unanimité des présents.

Je vous donne à lire l'intervention que j'ai faite hier. Et vous donne rendez-vous dans les semaines qui viennent pour de nouvelles aventures aquatiques en compagnie de sa majesté SANTINI.

mercredi 21 mai 2008

VEOLIA TITUBE. AIDONS LES A SE NOYER

Dépuis le 15 mai on peut bien dire que les choses ont changé. Le relatif consensus qui a jusque là accompagné la gestion du SEDIF a semble-t-il vécu.


Dans 20 minutes ce matin on lit que Santini pense déraisonnable de vouloir gérer l'eau sous forme de régie publique autonome.

C'est sans doute plus raisonnable de privatiser son service du personnel...

Et pourquoi il laisserait pas les élus et les citoyens choisir ce qui est ou non raisonnable.

Moi ça me fait c**** de savoir que Véolia se fait de l'argent sur la distribution de l'eau.

Sur le site du SEDIF, on se croirait chez IKEA ou BUT ou encore chez Carrefour.

On parle de "clientèle" de "ventes d'eau", là où on revendique d'être des usagers et de ne faire aucun profit privé sur ce bien commun essentiel.

Les semaines à venir vont amener les uns et les autres à prendre position. La bourse s'affolle, comme l'a si bien rappelé Marc LAIME sur son blog .

Ce qui est sûr, c'est qu'on lâchera pas le morceau, comme je m'y suis engagé avec d'autres, à travers les engagements électoraux. Et comme j'aime pas les promesses en l'air.....

jeudi 24 avril 2008

Décidemment même quand il s'agit de parler d'eau SEDIF-ficile d'y voir clair…

En effet, aujourd'hui, bien malin celui qui saurait dire ce qui sortira de la séance du 15 mai qui installera le nouveau bureau syndical, élira le Président et donc mènera la barque SEDIF jusqu'à l'échéance du contrat en 2010. Car c'est bien l'enjeu, de qui présidera aux destinées du SEDIF, dépendra le futur mode de gestion qui sera choisi. Même si seuls les intérêts des franciliens, usagers du SEDIF devraient rentrer en ligne de compte, d'autres paramètres vont s'inviter dans les discussions. Les querelles de pouvoir d'abord, avec les options et stratégies que prendront les dirigeants sortants du SEDIF, M. SANTINI en tête. Je considère pour ma part, que le Bureau sortant, dans sa globalité, est comptable de la gestion passée du SEDIF, à savoir : manque de transparence, surfacturation du service, non-participation citoyenne des usagers…. Si nous voulons tourner la page SANTINI, on doit aussi faire table rase de tout le chapitre, que dis-je, du livre dans son entier… SANTINI, sous-Ministre de SARKOZY serait d'ailleurs bien inspiré d'appliquer la recette du non-cumul, Député, Maire, Président du comité de Bassin Seine Normandie…….

Un retour d'un quelconque membre du Bureau sortant dans l'exécutif signifierait une continuité de la gestion conduite pendant près de 25 ans, et non une rupture et une volonté de changement, que ce soit dans la gouvernance du SEDIF, en associant pleinement les élus et les usagers, mais aussi dans son fonctionnement avec l'optique de ne pas renouveler la délégation de service public à Véolia.

Véolia, justement, ne renoncera pas si facilement à ce juteux contrat, on parle du tiers de son chiffre d'affaire en France, pas mal non ? Surtout que si le PS tient ses promesses dans la capitale, Véolia aura perdu un an avant le contrat de distribution avec Paris (partagé avec Suez)… Une vitrine qui risque de voler en éclats et qui pourrait aider à ce que le SEDIF fasse de même et envisage dès lors des coopérations avec Paris, à l'échelle francilienne.

Reste maintenant à savoir comment se positionneront les élus qui depuis des années mènent le combat pour une gestion publique de l'eau.
Reste maintenant à savoir si l'intérêt des usagers, à savoir un service au coût réel, l'emportera sur tout autre considération.

Reste maintenant à savoir si l'eau, ce bien commun de l'Humanité sera retiré des griffes des multinationales qui considèrent l'eau comme un bien économique lambda. Des multinationales comme Vivendi, qui grâce à l'eau (Véolia), ont pu se diversifier, notamment dans la téléphonie mobile, internet, etc… et devinez au détriment de qui…

Reste vraiment à savoir si les engagements pris seront tenus, et si un poste par-ci ou un poste par-là n'aura pas raison des convictions affichées des uns et des autres.

Pour ma part, je resterai fidèle aux engagements que j'ai pris avant d'être élu, et je ne voterai pas pour un scénario contraire à mes convictions.

mardi 25 mars 2008

AU BOUT L'EAU

Plusieurs élus d'Ile-de-France, appellent les maires nouvellement élus, à désigner au SEDIF (syndicat des eaux d'Ile de France) des conseillers qui veilleront concrètement à ce que la gestion de l'eau ne soit plus déléguée à Véolia.

Une bonne nouvelle, quand on sait que le contrat arrive à échéance en 2010 et que nous avons tous à y gagner. Vive la gestion publique. Ci-après, le courrier en question.

Lire la suite...

lundi 11 février 2008

COMMENT SE NOYER DANS UN VERRE D'EAU

Vous savez que le service public de l'eau fait parler de lui depuis quelques années maintenant.... On sait que l'école française de l'eau a conduit à ce que la majorité des villes et des habitants soient desservis par des opérateurs privés internationaux, d'origines française.

De nombreux élus sont montés au créneau, en province, Michel PARTAGE, en banlieue parisienne, Patrick BRAOUEZEC, Anne LE STRAT ...

L'idée est que l'eau n'est pas une marchandise et que pour qu'elle cesse d'être vendue par des boites privées, qui vendent l'eau comme elles vendraient des chips, c'est aux élus, à la puissance publique d'en assumer et assurer la totale gestion, en toute transparence, normal pour de l'eau vous me direz, et avec les usagers...

Donc des appels foisonnent, l'UFC QUE CHOISIR, d'enquête en révélations, soulève les différences de prix sur le territoire, liées, comme de nombreuses sources (joli jeu de mot non ?) l'attestent, au mode de gestion lui-même. En gros, une délégation de service revient plus cher au final à l'usager, car il doit aussi rémunérer les actionnaires, contrairement à une régie.

Donc le mouvement fait des vagues, et même DELANOE, pourtant très silencieux sur le sujet jusque-là, a promis de republiciser l'eau à Paris, ce qui serait, je ne vous le cache pas une excellente idée. On arrosera ça à l'eau publique...

Le souci, c'est que même chez les élus progressistes, il peut y avoir des défaillances. Ainsi, le journal du PCF de Bretagne a publié en janvier un encart de Véolia et de la Lyonnaise. On peut alors se demander si l'argent touché par l'achat de cette pub ne se fera pas en contrepartie d'un silence complice sur la politique de gestion de l'eau, ou d'une moins grande objectivité...

Oui ça me dérange que des gens de mon parti se livrent à ce genre de pratiques. Après, il faut aussi se demander si de telles pratiques rendent automatiquement corruptibles tous les élus. Je pense que non, mais je pense aussi que la manière la plus simple d'éviter le mélange des genres et d'éviter de traiter avec eux sous cette forme.

Car certains, qui drapés dans un joli drap de vertu, n'en cachent pas moins des animosités contre le PC, et manqueront pas de lyncher publiquement ces élus pour avoir traité avec le diable.

Le jour où tout ce que les collectivités ont délégué (eau, parkings, restauration, chauffage urbain...) sera remunicipalisé, le problème ne se posera plus.

Et n'oubliez pas l'excellent blog de Marc LAIME.