Après la Tunisie, l'Égypte !
Sarkozy se demande ce qu'il va lui rester comme lieux de villégiature hormis le Maroc (la Syrie et la Jordanie, qui sait...) et encore, pour combien de temps...
L'Algérie ne vit pas du tourisme, mais de ses ressources dont la France est l'un des principaux clients. Sarko n'y passe pas ses vacances, mais pas question question de critiquer le régime militaire algérien.
Pas question de condamner les violences policières, ni les arrestations arbitraires.
Malgré un dispositif policier hors normes, Bouteflika a décidé de réprimer les
manifestants à qui on soufflait le même mot doux dans la rue.... Dégage !
Alors oui, on comprend mal (ou plutôt on comprend bien) l'obstination de la
France à soutenir encore une fois les dictateurs au détriment des
peuples.
Fillon a encore déclaré il y a moins de vingt-quatre heures que Moubarak était
un point de stabilité... Tellement stable, ce régime, que les égyptiens l'ont
balayé en deux semaines.
Donc, le Président aura beau reprendre les arguments sur la presse libre
algérienne, les masques tombent. Une fois encore, les intérêts économiques
l'emportent sur toute autre considération.
Quand on relit le message de félicitations adressé à Bouteflika lors la
dernière présidentielle algérienne, on ne peut s'empêcher d'être écœuré en
pensant à ce que vivent les algériens sur place.
L'Histoire a rendez avec le Monde, mais la France n'est décidément plus sur la
carte.

