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mercredi 1 décembre 2010

La gauche prend l'eau à Est Ensemble

Ainsi donc, l’alliance objective majoritaire PS-PC-UMP-MODEM a offert Est Ensemble sur un plateau au SEDIF.

Veolia se frotte les mains et s’apprête donc à récupérer très officiellement les 400 000 clients de la plus grosse agglo d’Ile de France (10% des clients du contrat).

Malgré cette confirmation pour Veolia que la privatisation de la gestion de l’eau séduit au-delà de la droite acquise à toute sortes de délégations de services publics, la gauche a bel et bien perdu, et l’a fait collectivement.

Seule la droite a su faire preuve de cohérence : pour eux gérer en régie est une hérésie.
La gauche, elle a manqué de courage politique. Toute la gauche ? Pas tout à fait. Petit flashback.

C’est la gauche dite d’appareil qui a fourni la plus minable des positions et la plus indéfendables des justifications. C’était déjà le cas lors du vote sur le nouveau contrat du SEDIF, où d’une part des voix de gauche sont allées gonfler celles de droite grâce au vote à bulletin secret honteux, mais aussi lors du vote sur le délégataire, où la gauche a fait fort en s’abstenant, et pour une partie même, s’abstenant positivement.

Hier soir, à Est Ensemble, ce fut un pâle remake de ‘la gauche renonce à être de gauche ».
A tel point que lorsque des élus de gauche se sont exprimés, notamment Catherine PEYGE et Gilbert ROGER, des noms d’oiseaux ont fusé (vendus, traîtres..) ce qui en dit long sur l’image de ces partis, dont l’un aspire à gouverner partout.

Pour les avoir écoutés, je dois avouer que j’en suis resté béat. Faire un plaidoyer, la main sur le cœur, en jurant que le service public est essentiel et que sa gestion doit être dégagée de toute considération financière liée au profit, est très émouvant.

Là où l’émotion atteint ses limites, c’est quand la gauche prend des arguments de droite : « il y a des considérations techniques, il faut réfléchir, on pourrait nous couper l’eau si on n’adhérait pas de suite, etc…. ». Tout ce que l’on a déjà entendu il y a quelques mois, de la bouche des mêmes organisations pour nous expliquer que la régie, ben « faut voir ».

Ce qui est sûr, c’est que les usagers, que le SEDIF et Veolia continueront de considérer comme des vaches à eau, ne sont pas dupes. Ils sentent bien que ce ne sont pas des considérations politiques qui ont guidé à ces choix.

Et tout cela, un jour, je le souhaite, se paiera. La schizophrénie, comme le ridicule, peut tuer.

Je tiens à remercier de leur courage, étant donné les pressions exercées par le PS et le PC, tous les élus qui se sont opposés à la ré adhésion pour se donner sérieusement le temps de réfléchir à un scénario alternatif à un enfermement de 12 ans. Ils se reconnaîtront, du Maire de Bagnolet, à la Maire de Montreuil.

Mes fraternelles amitiés à celles et ceux, élus du PS et du PC qui ont su, eux être cohérents, et fidèles à leurs convictions.

Nous n’oublierons, rien, jamais.

vendredi 5 novembre 2010

GESTION DE L'EAU EN ILE DE FRANCE : CIRCULEZ, VEOLIA RIEN A VOIR...

Vous savez à quel point je suis fatigué de devoir à chaque fois dénoncer les errements de certains "camarades" sur la question de l'eau. Comme si se battre contre la droite ne suffisait pas, on doit maintenant, se battre contre nos prétendus alliés.

On l'a vu au SEDIF, je ne me répète pas, je vous invite à relire pour ceux qui voudraient se remémorer ces épiques épisodes :

LIRE CECI

CELA

ET PUIS ENCORE CELA

Donc, après que la gauche dans son écrasante majorité, ait décidé de signer un chèque en blanc à Santini, et à Véolia, voilà qu'à Est Ensemble, nos "camarades" semblent tout disposés à faire de même.

Gilbert ROGER, Maire de Bondy et 1er VP du CG 93 (ce département où on réduit l'accès à la carte Imagin'r et où on sucre les ordis des collégiens) nous fait la leçon en livrant sur son blog "son opinion".

Outre que c'est super mal écrit, il nous endort avec des arguments que ne renierait pas l'UMP. Donc on a droit à du "c'est compliqué", du "ça va nous coûter cher", du "eau de Paris, pas confiance", ou encore du "attendons de voir prenons le temps". Mais jamais de politique. Jamais !

En même temps, le PS, c'est de plus en plus le parti du renoncement, alors quand on est de droite sur les retraites, pourquoi être de gauche en matière de services publics ? Hein ? Je vous l'demande !

Donc, l'idée, vu que faut prendre son temps, ben c'est de ré adhérer au SEDIF, en attendant de voir ce qu'il se passe, et une fois l'adhésion faite, ben on verra rien venir, c'est évident.

Alors, chers camarades, il va falloir expliquer à vos concitoyens, que le SEDIF a transformé en "clients" -le mot "usagers" étant proscrit, ça fait trop soviétique- que vous renoncez à faire de la politique.

Expliquez leur que ce qui est possible à Grenoble, Rouen, Besançon, Castres, Viry Chatillon........ n'est pas possible en Ile de France.

On se demande bien ce qui pousse nos camarades socialistes et communistes à épouser les thèses de Santini.

Ce qui est sûr, c'est qu'on lâchera rien, et que si la "gauche" capitule à Est Ensemble, elle devra rendre des comptes

vendredi 25 juin 2010

Communiqué. Vote du SEDIF : retour sur une farce.

Voilà, c’est fait, l’action de Veolia en bourse a le sourire. Grâce à André SANTINI et à sa persévérance, ce contrat, qui revêt une importance économique et symbolique majeure n’échappera pas au mastodonte d’origine française. Cocorico !

Nous avons tout connu pendant ces presque deux années. Après une gestion consensuelle du syndicat pendant des années, la gauche n’a jamais voulu s’opposer à la majorité sortante, alors qu’en démocratie, il m’avait semblé que c’était la règle.

Une gauche, ensuite qui a du mal à assumer un positionnement politique et idéologique, alors que la droite ne se pose aucune question quand il s’agit de combattre la régie publique et de se battre férocement pour que Veolia reste attributaire du marché.

Une gauche toujours, qui hier encore a permis à la droite de sortir largement gagnante…

En prônant l’abstention, la gauche dans son ensemble a raté une occasion de se positionner politiquement et s’est ridiculisée. Les arguments avancés par certains élus pour justifier l’abstention, dont une partie s’est abstenue de manière « positive » font sourire. Le principal argument concerne la baisse du prix consentie « généreusement » par Veolia. Rappelons que cette baisse est d’abord et surtout à mettre au profit de ceux qui ont fermement dénoncé les surfacturations abusives de Veolia.

Les avancées dont se gargarisent les uns et les autres sont un juste retour des choses. Les élus de gauche, s’ils avaient été fidèles aux engagements de leurs partis ou collectivités, auraient tous du voter contre, afin de signifier leur opposition à ce système proprement scandaleux qu’est la privatisation de la gestion de l’eau.

Si je regarde les votes sur le périmètre de Plaine Commune, qui s’est à plusieurs reprises prononcée contre la délégation et pour la régie publique (sans marchés), je dois avouer mon étonnement. Sur les huit délégués, seuls trois ont voté contre, et au moins 4 se sont abstenus.

Or, il ne m’a pas semblé que cette position ait été partagée entre les élus représentant Plaine Commune et l’exécutif de Plaine Commune. La seule position possible était dès lors, de voter contre, aucun débat sur une autre position n’ayant pris place.

Veolia pourra se féliciter de l’abstention de la gauche et même de l’abstention « positive » majoritaire de certains élus, et ainsi se prévaloir d’un vote favorable à une très confortable majorité.

jeudi 10 juin 2010

TOUS ET TOUTES A CHOISY LE ROI LE 24 JUIN

Nous avons appris hier par courriel du SEDIF que la séance tant attendue du 24 juin, la bien nommée pour ou contre Véolia, n’aura pas lieu comme prévu initialement à la Maison de l’Amérique Latine, mais bien comme d’habitude, à l’usine Edmond Pépin de Choisy Le Roi, site classé Vigipirate.

Outre l’accès difficile de l’usine, contrairement à la centralité de la Maison de l’Amérique Latine à Paris, l’usine ne permet pas au public d’être dans la même enceinte que les élus, et les citoyens sont donc relégués dans un petit espace au rez-de-chaussée, d’où ils peuvent admirer sur un écran les débats, frasques et envolées lyriques de leurs élus.

Il serait fort malvenu de mettre ce changement de lieu, décidé in extremis, sur le compte d’une quelconque frilosité de l’exécutif du SEDIF, ni de mettre cette décision en rapport avec les articles et nombreux commentaires des activistes d’ultragauche mettant en accusation le processus d’appel d’offre liant le SEDIF et son cher délégataire attitré Véolia.

Non, il ne faut y voir que des convenances matérielles, les fauteuils de Choisy-le-Roi sont bien plus confortables.

J’appelle donc tous les citoyens, usagers, élus, attentifs à la gestion de l’eau à se rendre à Choisy Le Roi afin de suivre les débats, à défaut de s’asseoir sur des sofas, et à vivre en direct la décision qui engagera peut-être notre syndicat dans la gestion privée pour 12 ans…….. A rebours de l’Histoire.

samedi 6 février 2010

LE SEDIF N’EST PLUS CE LONG FLEUVE….

En effet depuis que M. Santini a vu son leadership et son amour pour la délégation de service public, remis en cause, tout s’accélère.

Associations, élus, syndicats s’accordent pour faire tomber ce système favorable aux intérêts financiers, au grand détriment de l’intérêt des usagers.

De fait, tous les moyens sont mis en œuvre pour tenter d’interroger sérieusement l’état de fait qui veut que les multinationales de l’eau gèrent majoritairement ce bien commun indispensable à la vie, avec les profits que l'on connaît.

Dernièrement, la plus grande intercommunalité d’Ile de France a décidé de prendre le temps de la réflexion et d’étudier des solutions alternatives à la délégation de service public via le Sedif…. Et donc de mettre son adhésion au Sedif dans la balance.. 400 000 habitants…

Imaginons que d’autres aient cette idée…. que M. Santini juge "farfelue"..

Je tiens en tant que membre des farfelus, à féliciter les élus de cette communauté d’agglomération, même si certaines villes semblaient défendre corps et âme Santini et le délégataire attitré du Sedif depuis de trop nombreuses années.